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Agence Ecofin
3 juillet 2022 Dernière mise à jour le Dimanche 3 Juillet 2022 à 07:30

En Afrique, le renchérissement des cours des engrais minéraux pose de nombreux défis pour la production agricole. Cette situation critique pour la sécurité alimentaire pourrait engendrer cependant des opportunités pour le segment des engrais organiques.

Au Ghana, le gouvernement a exhorté les exploitants à se tourner vers les engrais organiques afin de réduire l’impact de la hausse des cours des engrais minéraux sur leur production. Cette flambée des prix déjà observée en 2021 a été aggravée par la guerre russo-ukrainienne ayant débuté le 24 février dernier avec le renchérissement des coûts de l’énergie et de production des matières premières.

Le pays est particulièrement concerné par cette situation dans la mesure où il dépend à près de 40 % de la Russie pour ses importations totales d’engrais selon la FAO, ce qui représente le second taux de dépendance le plus important en Afrique après celui affiché par le Cameroun qui tourne autour de 48 %.

Dans le cadre de cette stratégie, Owusu Afriyie Akoto, ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture souligne que plusieurs compagnies locales peuvent fournir durablement les producteurs. Parmi celles-ci figure l’IRECOP qui est spécialisée dans le compost organique et qui est engagé dans une stratégie d’expansion dans plusieurs régions du pays. 

« Nous avons identifié 18 fournisseurs d’engrais organiques et nous travaillons actuellement pour qu’ils approvisionnent nos exploitants dans le cadre d’un programme de subvention », explique le dirigeant.  

Selon les données du Centre international de développement des engrais (IFDC), le Ghana a consommé en 2020, 613 000 tonnes d’engrais dont 300 000 tonnes de NPK et d’urée. L’utilisation d’engrais organique reste résiduelle avec 200 tonnes.

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