Kamala Harris
#Decideurs #Echanges #EtatsUnis #Gouvernement #Afrique
Denys Bédarride
28 juillet 2022 Dernière mise à jour le Jeudi 28 Juillet 2022 à 07:30

Le 20 juillet, la vice-présidente Kamala Harris a annoncé qu’elle et le président Joe Biden auraient le plaisir d’accueillir les dirigeants africains à Washington du 13 au 15 décembre 2022 à l’occasion du Sommet des dirigeants États-Unis-Afrique. La vice-présidente a fait cette annonce au nom de la délégation américaine présente au Sommet des affaires États-Unis-Afrique, organisé conjointement par le Corporate Council on Africa et le Royaume du Maroc.

« L’objectif de notre administration », a-t-elle indiqué, « est de promouvoir une croissance et un développement économiques inclusifs et durables sur tout le continent, d’accroître les flux de capitaux et d’encourager l’esprit dynamique d’entrepreneuriat et d’innovation qui prévaut dans toute l’Afrique ». 

Dana Banks, assistante spéciale auprès du président et conseillère principale pour le Sommet des dirigeants États-Unis-Afrique, a souligné l’importance d’impliquer un large éventail de parties prenantes d’Afrique et des États-Unis. Le prochain sommet du président témoigne de l’étendue et de la profondeur des partenariats américains avec les gouvernements, les institutions et les citoyens d’Afrique : des partenariats basés sur le dialogue qui s’appuient sur l’ingéniosité et la créativité de nos peuples.

L’allocution de la vice-présidente marque quatre jours d’échanges pour une délégation américaine organisée par Prosper Africa et composée de hauts dirigeants de dix agences gouvernementales américaines et d’un groupe d’investisseurs américains qui gèrent des actifs représentant plus d’un billion de dollars. 

Alice Albright, directrice générale de la Millennium Challenge Corporation (MCC), a conduit la délégation et a réaffirmé l’engagement de l’ensemble du gouvernement de l’administration Biden-Harris en faveur de l’accroissement du commerce bilatéral et de la mobilisation des investissements sur les marchés à croissance rapide en Afrique. Elle a présenté le nouveau Compact de 460 millions de dollars de la MCC pour l’employabilité et la terre au Maroc, qui s’inscrit dans le cadre de l’engagement de 1,1 milliard de dollars de l’agence au Maroc.

Enoh T. Ebong, directrice de l’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA), a annoncé de nouveaux engagements en vue de soutenir le développement de systèmes de soins de santé résilients et d’améliorer l’accès à des soins de santé de qualité au Nigeria et sur tout le continent, d’élargir l’accès à Internet pour réduire la fracture numérique en Afrique australe et de soutenir les efforts de décarbonisation de l’Afrique du Sud par le biais du Partenariat pour une transition énergétique juste. 

La directrice Ebong a annoncé le financement par l’USTDA d’une étude de faisabilité visant à mettre au point le premier réseau intelligent du Maroc qui transformera l’infrastructure de distribution d’électricité à Marrakech. Elle a également organisé une table ronde conjointement avec l’Africa Investment Forum pour présenter les entreprises et les projets dirigés par des femmes qui facilitent le déploiement de solutions américaines dans les infrastructures africaines dans le cadre de Prosper Africa.

Travis Adkins, président directeur général de la Fondation américaine pour le développement de l’Afrique (USADF), a souligné le rôle central des petites et moyennes entreprises africaines pour la croissance et la reprise économiques du continent. Il a réaffirmé les engagements fondamentaux de l’USADF à fournir des investissements directs et une assistance technique aux entreprises appartenant à des Africains et dirigées par des Africains ainsi qu’aux entrepreneurs sociaux. 

Il s’est également entretenu avec des responsables gouvernementaux africains sur le potentiel de partenariats en mettant l’accent sur les domaines de programmation prioritaires de l’USADF que sont la sécurité alimentaire, l’emploi des jeunes, l’autonomisation économique des femmes et les énergies renouvelables.

Tout au long de l’événement, un groupe d’investisseurs américains puissants a noué de nouvelles relations avec des dirigeants africains des secteurs public et privé et a participé à une série de présentations axées sur les possibilités d’investissement dans des infrastructures résilientes. Joseph Boateng, directeur des investissements de Casey Family Programs, a indiqué que « Prosper Africa travaille avec des investisseurs institutionnels pour les aider à surmonter leurs perceptions erronées des risques d’investissement en Afrique en leur proposant des possibilités d’investissement et en leur présentant les outils disponibles pour réduire leurs risques réels… 

Ces délégations soulignent que le capital peut avoir des effets transformateurs lorsqu’il est utilisé dans de bonnes conditions et au service d’intérêts cohérents. Faire équipe avec nos homologues en Afrique peut nous permettre de diriger les capitaux là où ils sont nécessaires tout en générant des rendements solides. »

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.