Cette opération vise à améliorer l’accès au crédit des petites entreprises et des ménages à revenu faible, dans un contexte de besoins croissants en financements de long terme.
La banque allemande de développement, KfW, a annoncé le 20 janvier 2026, un nouvel investissement en fonds propres de 13 millions $ dans le Fonds régional d’investissement pour les micro, petites et moyennes entreprises ( MPME) en Afrique subsaharienne, Regmifa. Il vise à renforcer la capacité financière du fonds, opérationnel depuis 2010, afin d’augmenter les ressources disponibles pour les institutions financières locales actives dans le financement des MPME et des ménages à revenu faible.
Selon Laure Wessemius-Chibrac, présidente du conseil d’administration du Fonds, ce capital permettra d’élargir le nombre d’institutions partenaires et d’atteindre davantage de petites unités économiques en Afrique subsaharienne. Le Fonds de dette privée intervient uniquement via des intermédiaires financiers locaux, notamment des institutions de microfinance.
En 2024, Regmifa indique avoir investi 36,7 millions $ auprès de 18 institutions de prêt partenaires en Afrique subsaharienne. Ces financements ont permis d’accompagner 218 798 emprunteurs finaux, répartis dans 25 pays subsahariens. Les femmes représentent 39 % des bénéficiaires contre 41 % d’hommes. Les activités financées concernent principalement le commerce (50 %), les services (23 %), l’agriculture (12 %) et la production (4 %).
Le Fonds indique une hausse de 23 % de sa portée par rapport à 2023, liée à de nouveaux partenariats avec des institutions de prêt spécialisées en microfinance. Un point central de sa stratégie concerne la monnaie locale. En 2024, 65 % des prêts ont en effet été libellés en monnaie locale, contre 10 % en euros. Cette approche vise à limiter le risque de change pour les emprunteurs et les institutions partenaires, dans un contexte de volatilité des devises africaines.
Le nouvel engagement de KfW s’inscrit dans un contexte où l’accès au crédit reste limité pour les MPME en Afrique subsaharienne. Pourtant, elles représentent environ 90% des entreprises et contribuent à près de 60% de l’emploi formel, tout en générant entre 40% et 50% du PIB, selon les pays.




















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