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#Economie #Electricite #PIB #Zambie
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Jeudi 12 Février 2026 à 05:23

En pleine restructuration de sa dette, les perspectives de croissance de la Zambie demeurent favorables, portées par la production d'électricité et les bonnes performances des secteurs minier et des services.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de la Zambie devrait atteindre 5,8 % en 2026 contre 5,2 % estimés en 2025. C’est ce qu’indique le Fonds monétaire international (FMI) le mardi 27 janvier 2026, à l’issue de la sixième et dernière revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). 

Cette projection sera portée par la reprise continue de la production d’électricité et les bonnes performances des secteurs minier et des services. Dans le même temps, l’inflation devrait ralentir et converger progressivement vers la fourchette cible de 6 à 8% d’ici 2027. 

Malgré l’incertitude mondiale accrue, l’institution financière indique que « les perspectives à moyen terme restent favorables et dépendent de l’augmentation des investissements miniers, de la robustesse de la production agricole, de l’amélioration de la production d’électricité et du maintien de la discipline budgétaire ». Toutefois, des efforts restent nécessaires pour promouvoir la participation du secteur privé, la diversification économique et une croissance plus inclusive, souligne le Fonds.

La Zambie poursuit la restructuration de sa dette, appelée à reculer de 133 % du PIB en 2023 à 90,7 % en 2025, selon la Banque mondiale. Bien que favorables, les perspectives de croissance restent exposées à plusieurs risques, notamment le changement climatique, les pénuries d’énergie hydroélectrique et la dépendance persistante au secteur minier. Si le FMI considère la dette publique comme soutenable, celle-ci demeure néanmoins exposée à un risque élevé de surendettement, tant global qu’extérieur.

D’après la Banque mondiale, le taux de pauvreté devrait reculer d’environ un point de pourcentage par an jusqu’en 2027, mais cette progression pourrait s’accélérer à moyen terme avec la transformation de l’agriculture de subsistance et l’amélioration du marché du travail urbain. 

Un décaissement de 190 millions $ approuvé après 38 mois de programme

La dernière revue de l’accord FEC de 38 mois débouche sur l’approbation d’un décaissement de 190 millions $ par le FMI. Il indique en effet que « les résultats du programme ont été globalement satisfaisants, malgré quelques retards dans la mise en œuvre des conditions structurelles ». Et d’ajouter : « tous les critères de performance quantitatifs (CPQ) et les objectifs indicatifs (OI) fixés pour fin juin 2025 ont été atteints, à l’exception du CPQ relatif aux réserves internationales nettes et de l’OI concernant le règlement des arriérés de paiement ». 

Cette tranche vise à restaurer la stabilité macroéconomique, à renforcer la résilience économique et à promouvoir une croissance durable et inclusive. Elle vient clore une mise à disposition générale de ressources en devises, représentant un total de 1,7 milliard de dollars accordé depuis août 2022.

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