AKK doit relier les bassins gaziers du sud aux pôles industriels du nord. Ce projet stratégique vise à renforcer le marché intérieur du gaz et à soutenir le développement du Gaz naturel comprimé (CNG) et du mini-LNG.
Au Nigeria, le gazoduc AKK, prévu pour satisfaire la demande en gaz de l’intérieur du pays, entrera en service au mois de juillet 2026. C’est ce qu’a annoncé le 26 février, Olalekan Ogunleye, vice-président exécutif chargé du gaz, de l’électricité et des nouvelles énergies, au sein de la société publique du pétrole (NNPC).
C’était lors d’un forum sur les opportunités d’investissement dans les stations de mini-LNG et de CNG organisé à Abuja par Portland Gas, opérateur engagé dans le développement d’infrastructures de distribution de gaz.
D’un coût estimé à 2,8 milliards de dollars, cette infrastructure de 614 kilomètres doit relier les bassins gaziers du sud aux principaux centres de consommation du centre et du nord du Nigeria, notamment Abuja, Kaduna, Kano et Ajaokuta. La NNPC présente ce projet comme un pilier de la stratégie nationale dite « Décennie du gaz », qui vise à repositionner le Nigeria comme une économie tournée vers la valorisation du gaz naturel pour l’électricité, l’industrie et le transport.
Fin décembre dernier, la NNPC avait annoncé la fin de travaux de soudure, l’une des dernières étapes de la phase technique du projet. Les principaux obstacles techniques du projet ont été levés avec l’achèvement du soudage de la conduite principale et la traversée du fleuve Niger, longtemps considérée comme l’un des points les plus sensibles du chantier, assure le responsable.
L’un des principaux objectifs c’est de favoriser la production de gaz naturel comprimé (CNG). Les autorités estiment que les opérateurs ayant déjà basculé vers le CNG réalisent des économies de carburant comprises entre 40 et 60 %, ce qui modifie la structure des coûts du transport et améliore la compétitivité des entreprises.
Dans ce sens, Portland Gas prévoit de déployer une unité de production de LNG et de CNG destinée à alimenter des stations mobiles et des réseaux de ravitaillement pour les zones encore éloignées du réseau principal. L’entreprise a reçu l’assurance des responsables de la NNPC qu’elle sera alimentée dès le lancement du pipeline. Aucune indication précise n’a été fournie sur les volumes concernés par cette entente.
Avec plus de 209 trillions de pieds cubes de réserves prouvées, le Nigeria dispose de l’un des plus grands potentiels gaziers d’Afrique, mais une part significative de sa production continue d’être torchée faute de capacités de transport suffisantes. Le gazoduc AKK s’inscrit ainsi dans une logique de meilleure valorisation des ressources nationales et de réduction des pertes, tout en servant de socle à une nouvelle dynamique industrielle dans le nord du pays.




















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