Les perspectives de croissance du Burundi restent favorables malgré les incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient. Le FMI estime que l’impact direct du conflit devrait demeurer limité pour le pays.
Le Burundi devrait enregistrer une croissance économique moyenne de 4,3 % sur la période 2027-2031, selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) publiées le 23 juin.
Cette dynamique repose sur les progrès attendus dans plusieurs domaines clés, notamment l’électrification, l’agriculture, l’exploitation minière, l’investissement et la transformation progressive du marché du travail.
Pour 2026, l’institution de Bretton Woods anticipe une croissance de 3,9 %, après une expansion de 4,2 % l’année précédente. La performance de 2025 a été soutenue par la hausse des exportations de café et d’or, dans un contexte d’amélioration des conditions économiques. Parallèlement, l’inflation a fortement reculé, passant de 45 % en avril 2025 à 8,6 % en avril 2026.
Sur le plan budgétaire, le FMI note une amélioration des finances publiques, avec une dette publique passée de 53 % du PIB en 2024 à 42 % en 2025, puis attendue à 32 % d’ici à 2031, à condition de maintenir une politique budgétaire rigoureuse.
Le FMI souligne toutefois que le Burundi demeure confronté à d’importantes fragilités. Le pays fait face à des institutions encore faibles, à une pauvreté généralisée ainsi qu’aux répercussions du conflit en République démocratique du Congo voisine. Les vulnérabilités extérieures restent également élevées, avec un déficit courant important, des réserves de change limitées à 1,6 mois d’importations et un taux de change officiel jugé largement surévalué.
Afin de stabiliser l’économie, les autorités ont adopté en janvier 2026 un plan de stabilisation macroéconomique articulé autour de l’assainissement budgétaire, du resserrement de la politique monétaire, de la réforme du marché des changes et de mesures structurelles dans plusieurs secteurs clés.























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