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#Economie #Electricite #EnergiesRenouvelables #Financement #Afrique
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Samedi 8 Août 2026 à 06:57

La consommation électrique s’accélère sur le continent, plus rapidement qu’à l’échelle mondiale. Malgré cette évolution, l’Afrique conservera un poids limité dans la demande globale.

La demande nette d’électricité en Afrique devrait passer de 799 TWh en 2025 à 880 TWh en 2027, soit une hausse de 10,1 %. C’est ce qui ressort du rapport Electricity Mid-Year Update 2026, publié le jeudi 23 juillet par l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Selon le document, cette demande devrait progresser de 5,5 % en 2026 pour atteindre 843 TWh, avant d’augmenter encore de 4,4 % en 2027. Dans le même temps, la consommation mondiale passerait de 28 600 TWh en 2025 à 30 700 TWh en 2027 (+7,3 %). Malgré une croissance plus soutenue que la moyenne mondiale, la part de l’Afrique dans le total mondial ne progresserait que marginalement, de 2,8 % à environ 2,9 %.

L’étude de l’AIE met en évidence une hausse générale de la consommation électrique. L’industrie, les équipements électriques, la climatisation, les centres de données et l’électrification des usages figurent parmi les principaux moteurs identifiés par l’institution, qui évoque « l’aube de l’ère de l’électricité ».

Un potentiel renouvelable à concrétiser

À l’échelle mondiale, les renouvelables devraient dépasser le charbon dès 2026 et devenir la première source de production électrique. Leur part dans le mix progresserait de 33 % en 2025 à 37 % en 2027. Le solaire photovoltaïque en sera le principal moteur, avec une production attendue en hausse de 23 % cette année, soit 610 TWh supplémentaires. Il devrait ainsi dépasser l’éolien et devenir la deuxième source renouvelable derrière l’hydroélectricité.

Le rapport ne précise toutefois pas quelles sources d’énergie répondront à la hausse de la demande en Afrique. Il anticipe néanmoins une progression de la production d’électricité à partir du gaz en 2026. Les énergies renouvelables, qui tirent désormais la croissance de la production mondiale et dont le continent dispose d’un important potentiel, notamment solaire, pourraient également y contribuer. À ce stade, l’AIE ne conclut toutefois pas à une bascule du mix électrique africain en faveur des renouvelables.

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