La RDC poursuit ses efforts pour améliorer l’accès à l’eau potable, un défi majeur dans plusieurs régions du pays. La mise en service d’une nouvelle infrastructure à Kamina intervient dans le cadre d’une stratégie visant à accroître les capacités de production et à renforcer la couverture des services d’eau.
La RDC a inauguré, le 29 juillet, l’usine de captage et de traitement d’eau potable de Lovoy, située à Kamina, dans la province du Haut-Lomami. Elle est destinée à alimenter environ 230 000 habitants.
L’infrastructure est présentée par les autorités comme une réponse à plus de 50 ans de déficit d’approvisionnement en eau dans cette ville du sud-est du pays. Cette usine capte l’eau de la rivière Lovoy, réputée pour sa forte teneur en fer, avant de la traiter conformément aux normes de potabilisation. Selon la présidence congolaise, elle peut produire jusqu’à 7000 m³ d’eau potable par jour.
À l’issue de la visite des installations, le chef de l’État, Félix Tshisekedi, a officiellement lancé le pompage de l’eau. Un programme de raccordement social sera lancé dans les prochains jours afin de permettre aux ménages de bénéficier de cette nouvelle desserte.
Cette inauguration s’inscrit dans les réformes engagées par le gouvernement congolais pour améliorer l’accès à l’eau potable. Depuis 2025, la RDC s’est dotée d’une Politique nationale du service public de l’eau (PNSPE), qui vise à renforcer la gouvernance du secteur, à attirer davantage d’investissements et à porter le taux de desserte à 90 % en milieu urbain et à 70 % en milieu rural d’ici 2035.
Cette stratégie est notamment soutenue par le Programme d’accès aux services d’eau et d’assainissement (PASEA), financé à hauteur de 400 millions $ par la Banque mondiale pour la période 2023-2029. Déployé dans les provinces du Kasaï, du Kasaï-Central, du Kasaï-Oriental et du Kwilu, ce programme ambitionne de fournir, d’ici 2029, un accès à l’eau potable à 2,9 millions de personnes et à des services d’assainissement de base à 2 millions d’habitants, tout en renforçant les capacités des institutions du secteur.























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