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Agence Ecofin
7 novembre 2025 Dernière mise à jour le Vendredi 7 Novembre 2025 à 12:13

Dans une Afrique en pleine transformation industrielle et technologique, le développement des compétences locales dans les secteurs clés tels que l’énergie, le numérique et l’ingénierie constitue un enjeu stratégique pour soutenir la croissance et l’innovation.

Le vice-ministre russe de l’Énergie, Roman Marshavin, a annoncé le lancement d’un programme pilote d’enseignement et de formation en ingénierie au Burkina Faso, d’ici fin 2025. L’annonce a été faite lors du Russia–Africa Raw Materials Dialogue, tenu du 29 octobre au 1er novembre à Saint-Pétersbourg. Selon lui, l’initiative vise à renforcer les capacités techniques locales et à soutenir la souveraineté énergétique à long terme dans la région du Sahel.

Les modalités précises du programme ne sont pas encore connues. Il devrait toutefois débuter au Burkina Faso avant de s’étendre à d’autres pays sahéliens. D’après Roman Marshavin, le projet sera axé sur la formation d’ingénieurs dans les secteurs du nucléaire, du pétrole et du gaz, ainsi que des mines, afin de développer une expertise locale capable d’utiliser et d’améliorer des technologies modernes dans ces domaines.

« La Russie et les pays africains disposent d’un potentiel important en ressources. Les entreprises russes possèdent les capacités technologiques nécessaires pour répondre aux besoins croissants de l’Afrique en matière industrielle et énergétique. Cette initiative suscite un vif intérêt auprès des autres partenaires africains », a déclaré le vice-ministre.

De son côté, Tatiana Dovgalenko, directrice du département du partenariat avec l’Afrique au ministère russe des Affaires étrangères, a indiqué que le projet s’inscrit dans une logique plus large de coopération russo-africaine sur les matières premières et le développement économique. Elle rappelle que l’Afrique, avec ses 1,5 milliard d’habitants et plus de la moitié de ses jeunes âgés de moins de 20 ans, cherche à valoriser ce capital humain pour renforcer sa souveraineté industrielle.

Cette coopération survient dans un contexte où l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) estime que l’éducation en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STIM) est un enjeu majeur pour l’Afrique. Dans un rapport publié en 2023, elle souligne qu’il faudrait environ 23 millions de diplômés supplémentaires en STIM d’ici 2030 pour répondre aux besoins prévus en ingénierie, santé, technologies de l’information, etc.

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