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Aujourd'hui Dernière mise à jour le Mercredi 1 Avril 2026 à 08:15

Porté par l’ambition de fluidifier les échanges et de renforcer l’intégration logistique sur le plan régional et mondial, le Kenya consolide son corridor ferroviaire en s’appuyant sur des infrastructures intérieures stratégiques. Une dynamique qui s'inscrit en droite ligne des nouvelles politiques du commerce international.

Le Kenya a procédé le lundi 23 mars à sa première exportation vers la Chine, dans le cadre du régime en franchise de droits de douane appliqué par Pékin à 53 pays africains. Une partie du fret terrestre a été assurée par les trains du service Madaraka Express, dont le départ s’est effectué en présence du vice-président kényan Kithure Kindiki et du vice-président chinois Han Zheng.

La cargaison comprenait de l’huile d’avocat, des palettes pour animaux de compagnie, de l’avocat congelé et du café. La suite du trajet n’a pas été précisée, mais on sait que le Madaraka Express est principalement relié au port sec de Nairobi, lui-même connecté au port de Mombasa. L’expédition devrait arriver aux douanes chinoises aux alentours du 1er mai 2026, date officielle d’entrée en vigueur de ce régime préférentiel.

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Intensification des exportations vers la Chine

Cette initiative répond à la volonté de Nairobi de renforcer ses exportations vers le géant asiatique, en particulier dans le secteur agricole, un des piliers de l’économie nationale. En mai 2025, le gouvernement kényan avait ainsi annoncé son objectif de porter les exportations annuelles de thé vers ce marché à 50 000 tonnes d’ici 2030, contre 12 420 tonnes en 2024.

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Les échanges commerciaux entre les deux pays restent toutefois déséquilibrés. En 2024, le Kenya a importé pour plus de 4 milliards USD de produits chinois, tandis que ses exportations vers la Chine se sont limitées à environ 204 millions USD, selon la Direction générale du Trésor français.

A l’échelle continentale, la facilité tarifaire vise à contribuer à la réduction du déficit commercial de l’Afrique vis-à-vis de la Chine, qui est son premier partenaire commercial depuis 2008. Les échanges bilatéraux en 2025 sont évalués à 348,05 milliards USD par l’administration générale des douanes chinoises, avec 225,03 milliards USD d’exportations chinoises et 123,02 milliards USD d’exportations africaines.

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Plusieurs experts estiment cependant que l’ouverture du marché chinois, malgré son ampleur, ne suffira pas à corriger le déséquilibre tant que les exportations africaines resteront dominées par les matières premières. Une telle dynamique pourrait, à terme, renforcer l’exportation de produits non transformés, au détriment des objectifs d’industrialisation du continent.

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