Le Green Climate Fund a approuvé un financement de 441 millions de dollars en faveur de sept projets sur le continent africain. Cette décision a été prise lors de la 44e réunion du Conseil d’administration de l’organisation, qui s’est tenue du mercredi 25 au samedi 28 mars à Songdo, en Corée du Sud.
Ce montant représente 46 % des 960,3 millions de dollars approuvés pour 18 projets identifiés dans plusieurs pays en développement à travers le monde. Il porte le portefeuille global de l’institution à plus de 20 milliards de dollars, répartis sur 354 projets et programmes.
Des financements importants face à une vulnérabilité persistante
Parmi les initiatives phares figure le programme ASCENT-GREEN, doté de 250 millions de dollars et mis en œuvre en partenariat avec la Banque mondiale. Il vise à renforcer l’accès à une énergie durable et résiliente dans 21 pays d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe, constituant le plus important financement individuel approuvé lors de cette session.
Le Fonds a également entériné la création de bureaux régionaux en Côte d’Ivoire et au Kenya. L’objectif, selon l’ambassadeur malien Seyni Nafo, est de « rapprocher davantage le Fonds des pays qu’il sert ». Ce choix conforte la position de Nairobi et d’Abidjan comme pôles financiers et institutionnels régionaux, et devrait faciliter l’accès des pays aux ressources climatiques internationales.
Cette décision intervient dans un contexte où les besoins de financement climatique du continent restent considérables, alors même que l’Afrique demeure l’une des régions les plus vulnérables aux effets du changement climatique.
Selon la Banque africaine de développement (BAD), l’indice de vulnérabilité climatique de 2021 a démontré que neuf des dix pays les plus exposés au monde se situent en Afrique subsaharienne. Depuis 2020, le continent subit des pertes annuelles estimées entre 7 et 15 milliards de dollars en raison des impacts du changement climatique. Ces coûts pourraient grimper à près de 50 milliards de dollars par an d’ici 2030, représentant jusqu’à 7 % du PIB africain en moyenne.




















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