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#Economie #Importations #Pharmaceutique #Sante #Kenya
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Dimanche 12 Juillet 2026 à 08:27

Avec un déficit d’approvisionnement pharmaceutique atteignant 70 %, le Kenya entend, à travers cette feuille de route, renforcer sa souveraineté sanitaire, réduire sa dépendance aux importations et faire émerger une industrie pharmaceutique compétitive à l’échelle régionale.

Le Kenya a officiellement présenté, ce 23 juin, la stratégie nationale 2026–2030 pour la fabrication locale de produits et technologies de santé.

Conduite par le secrétaire principal aux Services médicaux, Ouma Oluga (photo), cette initiative vise à renforcer les capacités de production nationales afin de sécuriser l’approvisionnement du pays en produits de santé essentiels.

Selon le ministère de la Santé, cette feuille de route doit permettre d’améliorer la sécurité sanitaire, de stimuler l’innovation et de soutenir la création d’emplois, tout en garantissant un accès plus durable aux produits médicaux. Le plan s’inscrit également dans une volonté de réduire la dépendance du pays aux importations et de positionner le Kenya comme un futur centre régional de fabrication de produits de santé en Afrique de l’Est.

Une montée en capacité industrielle d’ici 2028

Cette stratégie intervient alors que le Kenya fait face à un déficit d’approvisionnement pharmaceutique estimé à 70 %.

Pour atteindre cet objectif d’ici 2028, le gouvernement mise sur plusieurs leviers : une réforme des marchés publics favorisant les produits fabriqués localement, l’accélération des procédures réglementaires pour réduire les délais et les coûts d’autorisation, ainsi qu’un accès renforcé aux financements de long terme via des institutions comme la Kenya Development Corporation.

Le ministre de la Santé, Aden Duale, a indiqué en mars dernier que le pays dispose déjà de plus de 30 fabricants dans le secteur pharmaceutique. Les premiers indicateurs sont jugés encourageants par les autorités, qui font état d’une baisse de 22 % des dépenses d’importation de produits pharmaceutiques entre 2024 et 2025, tandis que de nouveaux acteurs industriels s’installent et que des entreprises existantes renforcent leurs capacités, signe d’une confiance renouvelée des investisseurs.

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