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#Eau #Economie #Investissements #Burundi
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Mercredi 8 Juillet 2026 à 15:52

Le Burundi fait face à des défis importants en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement, en particulier dans les zones rurales mal desservies. À travers ce projet, le gouvernement entend renforcer durablement l’accès à l’eau potable et améliorer les conditions de vie des populations de Bujumbura et des localités environnantes.

Le président burundais Évariste Ndayishimiye a procédé, le 17 juin, à la pose de la première pierre de la station de pompage d’eau de Nyabugete, située dans la province de Bujumbura, dans le cadre du Projet d’accès à l’eau potable et à l’assainissement (PAEPA-Amazi Iwacu).

Ce projet, d’une valeur de 90 millions de dollars, vise à répondre aux déficits chroniques d’approvisionnement en eau potable dans la capitale économique et ses environs.

Le financement du projet repose principalement sur un appui de la Banque mondiale, qui mobilise 80 millions de dollars, tandis que l’État burundais apporte une contribution de 10 millions de dollars.

Lors de la cérémonie de lancement, le chef d’État a inscrit cette initiative dans la stratégie nationale de développement, rappelant l’ambition du pays de garantir, d’ici à 2040, l’accès à l’eau potable pour l’ensemble de la population. Il a également insisté sur la nécessité de préserver le lac Tanganyika, qui devrait devenir une source d’approvisionnement majeure pour le projet.

L’infrastructure prévue deviendra la deuxième plus importante unité de production d’eau de la capitale, avec une capacité estimée à 120 000 mètres cubes par jour.

Un secteur confronté à des défis persistants

L’accès à l’eau potable demeure toutefois un défi majeur au Burundi. Malgré les efforts engagés, de nombreuses zones urbaines et rurales continuent de subir des interruptions prolongées de service et un déficit d’infrastructures. Selon les données de la Banque africaine de développement (BAD), seuls 62,4 % des Burundais ont accès à des services d’eau potable, avec de fortes disparités entre les zones rurales (57,7 %) et urbaines (90,7 %).

En parallèle, les autorités poursuivent d’autres programmes structurants, notamment le Programme sectoriel eau et assainissement (PROSECEAU), mis en œuvre dans les communes de Rumonge et Nyanza-Lac avec l’appui de la banque allemande KfW et de la REGIDESO. Ce projet prévoit notamment des infrastructures de captage et de pompage depuis le lac Tanganyika, avec une première mise en distribution attendue en décembre 2026.

À terme, le projet PAEPA-Amazi Iwacu devrait contribuer à renforcer durablement l’accès à l’eau potable et à améliorer les conditions de vie des populations de Bujumbura et des localités environnantes, avec plus de 615 000 bénéficiaires attendus.

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