#Chine #Inde #Malaisie #Soudan
Denys Bédarride
7 décembre 2020 Dernière mise à jour le Lundi 7 Décembre 2020 à 11:30

3 milliards $. C’est la dette du Soudan envers ses partenaires pétroliers chinois, indiens et malaisiens. La dette envers la Chine à elle seule est de 2,5 milliards de dollars et Khartoum peine à la régler. Des mesures radicales ont donc été prises.

Au Soudan, le vice-ministre de l’Energie et des Mines, Hamid Suleiman, a révélé que le pays doit un total de 3 milliards de dollars à la CNPC, la société publique chinoise du pétrole, et à des partenaires étrangers de l’Inde et de la Malaisie. Cette dette est essentiellement liée aux accords de partage de production que les entités publiques soudanaises ont noués avec les entreprises de ces pays et aux importations qu’elles assurent.

La déclaration a été faite lors d’un point de presse du responsable sur les nouvelles politiques pétrolières et les projets visant à doper la production.

Sur cette enveloppe, la dette envers la CNPC, à elle seule, se chiffre à 2,5 milliards de dollars. D’après les précisions du responsable, le pays tente d’effacer cette ardoise en déduisant un pourcentage de ses recettes pétrolières s’élevant à 95%, laissant l’Etat avec seulement 5%. Toutefois, ajoute-t-il, le montant continue de s’accumuler.

Pour mieux faire face à la situation, le sous-secrétaire a annoncé que fin décembre, le Soudan mettra fin au contrat de la CNPC dans le bloc 6 du bassin de Muglad, dans l’Etat du Kordofan occidental. Le but est de faire des économies, mais aussi de forcer la CNPC à renégocier les termes du contrat. Ceci a été confirmé par le ministère de tutelle qui a envoyé une note à la société chinoise, indiquant que l’accord ne pourra être renouvelé que sous de nouvelles conditions.

Il faut souligner que cette décision intervient au moment où les autorités soudanaises discutent de nouveaux contrats pétroliers avec les sociétés américaines et européennes pour de nouveaux investissements dans le secteur.

Source Agence Ecofin

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