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#Actualite #Banque #Economie #Cameroun
Denys Bédarride
9 mars 2021 Dernière mise à jour le Mardi 9 Mars 2021 à 13:03

Les difficultés des agents économiques clients des banques, couplées à l’incertitude ambiante, ont eu un impact négatif sur les créances de celles-ci.

Selon les informations fournies par l’Association professionnelle des établissements de crédit du Cameroun (Apeccam), le secteur bancaire du pays affiche des créances en souffrance en hausse de 16,6% au 31 décembre 2020.

Au sens de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), il s’agit des « créances immobilisées », des « créances impayées » et des « créances douteuses ».

Le pourcentage du taux de progression des créances en souffrance du secteur bancaire camerounais est pratiquement le même que celui affiché à juin 2020 par la Banque centrale, soit un montant brut d’environ 618 milliards FCFA.

D’après l’Apeccam, cette hausse s’explique par « un contexte de crise, d’incertitude ambiante et de chocs macrofinanciers ayant accru les vulnérabilités des agents économiques et les difficultés des emprunteurs ».

Selon les données fournies par la Beac, sur les 15 établissements bancaires en activité dans le pays, cinq concentrent les plus grosses créances en souffrance au cours de l’année 2020, rapporte Investir au Cameroun.

Le premier établissement est la Banque internationale pour le commerce, l’épargne et le crédit (Bicec), filiale locale du marocain Banque populaire. Cette filiale affiche des créances brutes en souffrance de 176,61 milliards FCFA décomposées ainsi qu’il suit : 5,02 milliards de créances impayées ; 15,21 milliards de créances douteuses couvertes par des sûretés réelles ; 8,81 milliards pour les créances douteuses sur le crédit-bail ; 414 millions au titre des créances impayées sur le crédit-bail et 147,14 milliards dans la rubrique « autres créances douteuses ».

Société Générale Cameroun occupe la deuxième position avec 89,9 milliards FCFA de créances brutes en souffrance, dont 11,9 milliards de créances impayées ; 25,65 milliards de créances douteuses couvertes par des sûretés réelles ; 50 milliards dans la rubrique « autres créances douteuses » ; 1,06 milliard pour les créances impayées sur le crédit-bail et 592 millions pour les créances douteuses sur le crédit-bail.

Afriland First Bank occupe le troisième rang avec 81,86 milliards FCFA de créances brutes en souffrance dont : 9,24 milliards au titre des créances impayées ; 34,86 milliards pour les créances douteuses couvertes par des sûretés réelles ; 36,2 milliards pour les autres créances douteuses ; 834 millions au titre des créances sur le crédit-bail et 704 millions pour les créances douteuses sur le crédit-bail.

En quatrième position, l’on a Société Camerounaise de banque (SCB) qui affiche des créances brutes en souffrance de 75,17 milliards FCFA dont : 2,86 milliards au titre des créances impayées ; 25,05 milliards de créances douteuses couvertes par des sûretés réelles ; 46,76 milliards au titre des autres créances douteuses ; 68 millions pour les créances impayées sur le crédit-bail et 421 millions au titre des créances douteuses sur le crédit-bail.

Au cinquième rang se trouve NFC-Bank avec des créances brutes en souffrance d’un montant de 36,24 milliards FCFA constituées de : 1,07 milliard de créances impayées ; 13,39 milliards de créances douteuses couvertes par des sûretés réelles et 21,77 milliards au titre des autres créances douteuses.

Source Agence Ecofin

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