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Denys Bédarride
15 avril 2021 Dernière mise à jour le Jeudi 15 Avril 2021 à 11:16

La sortie de crise post-covid-19 est une préoccupation pour tous les Etats dans le monde. En Afrique subsaharienne, le top 10 de la reprise estimée des économies est dominé par le Nigeria, un géant en Afrique qui connait cependant ses fragilités.

Le produit intérieur brut (PIB) ou encore valeur ajoutée à l’économie du Nigeria est estimé à 514 milliards $ en 2021, selon les perspectives économiques dans le monde, publiées par le Fonds monétaire international le 7 avril.

Ce n’est pas le niveau le plus élevé de cet indicateur sur les dix dernières années, mais il représente une hausse de 84,6 milliards $ par rapport à celui de 2020.

C’est près de 44,2% de la valeur ajoutée supplémentaire attendue en Afrique subsaharienne (191,16 milliards $), et un record de performance en valeur absolue pour le pays.

Il devance l’Afrique du Sud qui ne devrait ajouter que 27,4 milliards $ de richesse créée à son économie. Bien avant la pandémie, le pays dirigé aujourd’hui par Cyril Ramaphosa connaissait quelques problèmes structurels, avec notamment des défis dans sa gouvernance économique : une dette des entreprises publiques difficilement gérée, et une crise de l’énergie qui peine à trouver une solution durable.

Derrière l’Afrique du Sud, on retrouve par ordre, la Côte d’Ivoire, le Kenya, la République démocratique du Congo, le Cameroun, le Ghana le Zimbabwe, l’Angola, et l’Ouganda pour boucler le top 10.

La performance du Nigeria est d’autant plus remarquable que le pays est sorti en 2020 d’une récession record qui a vu son PIB reculer de 6,1% au premier trimestre 2020 et de 3% par la suite.

Il est à mentionner que le secteur non pétrolier, notamment celui des transports, de l’industrie manufacturière et de l’agrobusiness a été un levier de croissance pour le pays.

Avec un prix du baril qui à fin mars 2021 était déjà en hausse de 26%, le pétrole devrait venir soutenir davantage cette performance. Le Nigeria peut aussi compter sur un secteur financier solide.

Malgré une hausse des créances douteuses, les banques ont su maintenir une solide profitabilité et des fondamentaux qui leur permettent de soutenir la croissance du pays.

La fragilité du Nigeria réside dans la hausse des prix au sein de l’économie réelle. Cette inflation a particulièrement été marquée dans le segment des aliments, réduisant davantage un pouvoir d’achat déjà faible des populations.

Un autre point à surveiller est la dette publique, dont la composante extérieure atteint désormais les 33,4 milliards $.

Source Agence Ecofin

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