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Denys Bédarride
2 août 2021 Dernière mise à jour le Lundi 2 Août 2021 à 17:15

La directrice générale de l’Agence de promotion des investissements (API) a dressé le bilan des 7 années d’activités de cette structure publique chargée d’attirer les investisseurs dans le pays.

« Depuis 2014, année de la mise en œuvre effective des dispositions de la loi du 18 avril 2013, un total de 248 conventions ont déjà été signées entre le gouvernement et le secteur privé, sous l’accompagnement bienveillant de l’Agence de promotion des investissements, pour un volume global d’investissements projetés de 4 048 milliards de FCFA et une estimation de 84 000 emplois prévisionnels directs à créer », a-t-elle révélé.

Marthe Angeline Mindja s’exprimait ainsi au cours d’une cérémonie de signature de six nouvelles conventions permettant à des investisseurs de bénéficier des facilités prévues par la loi de 2013 portant incitations à l’investissement privé en République du Cameroun.

Ce texte, qui a été révisé en 2017, octroie aux porteurs de projets d’investissements certaines exonérations fiscalo-douanières sur une période allant de 5 à 10 ans, aussi bien pendant la phase d’installation que de production.

« Grâce à la loi fixant les incitations à l’investissement privé au Cameroun, nous avons choisi d’investir au Cameroun au lieu de l’Angola ou de la Côte d’Ivoire, ciblé au départ pour un investissement de 13 milliards de FCFA », confiait en 2017 Guillaume Sarra, ancien directeur général adjoint des Brasseries du Cameroun, qui a lancé BVS, une entreprise de fabrication de vins et spiritueux.

Parmi les bénéficiaires de cette loi, l’on retrouve également Tractafric Equipment, pour son usine de montage des engins du génie-civil de Kribi, dans la région du Sud ; Nestlé Cameroun, qui a investi 2,7 milliards de FCFA dans une nouvelle chaine de production ; le Fonds d’investissement britannique Actis, qui, avec un partenaire local, a construit le Douala Grand Mall, présenté comme la plus grande infrastructure de commerce et des loisirs en Afrique centrale. Au demeurant, à côté de ces quelques exemples palpables, de nombreux projets déclarés éligibles aux avantages prescrits par la loi portant incitations à l’investissement privé au Cameroun demeurent dans les tiroirs.

Ce retard à l’allumage hypothèque l’objectif de développement du tissu économique national, que sous-tend ce texte règlementaire. « En ce qui concerne les réalisations concrètes existant déjà sur le terrain, 30 à 40% des projets agréés ont déjà démarré leur programme d’investissement ; leur implantation se fait de manière progressive », avait reconnu la DG de l’API dans une interview au magazine Investir au Cameroun de juin 2016.

Cette dernière avait cependant rappelé que la loi en question « prévoit, pour les entreprises nouvelles, une durée de 5 ans pour la phase d’installation et 10 ans pour la phase d’exploitation ; et pour les entreprises existantes, une durée de 5 ans pour réaliser leur projet d’investissement.

Les gens ont tendance à oublier ce détail. Donc, la plupart des entreprises concernées sont encore dans les délais requis, à savoir cinq ans pour la phase d’installation. Elles sont donc en train de s’installer, même si certaines ont accéléré le processus ».

Source : Investir au Cameroun

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