signature
#AccordEconomique #Actualite #Decideurs #Politique #Mali
Agence Ecofin
15 décembre 2021 Dernière mise à jour le Mercredi 15 Décembre 2021 à 12:24

Malgré les sanctions, le Mali continue de bénéficier d’un soutien international pour l’organisation d’élections crédibles. Ayant annoncé l’impossibilité de respecter l’échéance de février 2022, Bamako se prépare à organiser des assises pour fixer de nouvelles échéances pour la transition.

Le Japon et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont paraphé un accord de 1,80 million de dollars en faveur du Mali. La signature de la note relative au financement a eu lieu à Bamako, la capitale malienne, le 9 décembre.

L’information a été rendue publique par un communiqué de presse du PNUD publié sur son site Internet. Ce financement composé également de dons en nature servira au renforcement des réformes entreprises par les autorités maliennes et à l’organisation des élections à venir.

Plus concrètement, les personnes en charge de la gestion des élections seront dotées de moyens logistiques tels que des engins roulants et des « gilets réfléchissants ». L’objectif, à terme, est de les rendre plus « efficaces », « opérationnels » et « crédibles pour la collecte et le traitement des données des prochains scrutins ». Ce don intervient dans le cadre d’une coopération économique multilatérale entre le Mali et le Japon. Il vise à accompagner les autorités du pays à travers le « Projet d’appui aux reformes et aux élections au Mali (PAREM) – 2021-2023 ». Il est géré conjointement par le PNUD, la MINUSMA, et ONU-Femmes. Sa mise en place est intervenue entre février et mars 2021, suite à une demande du gouvernement malien, après les recommandations des Nations unies.

L’actuel gouvernement de transition au Mali subit des pressions de part et d’autre en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel. Les militaires qui ont promis de ne pas s’éterniser au pouvoir commencent à inspirer des doutes dans les rangs de l’opposition et de la communauté internationale. Le pays subit également des sanctions de la part de la CEDEAO et de l’Union africaine. Les dirigeants maliens ont annoncé le 17 octobre dernier au président du Ghana, Nana Akufo-Addo, qui préside actuellement la CEDEAO, lors de sa visite à Bamako, qu’aucune élection ne pourrait être organisée avant les assises nationales de la Refondation. Ces assises sont prévues pour commencer le samedi 11 décembre et prendre fin le 30 décembre 2021.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.