technologies
#Actualite #Digital #ExonerationsFiscales #Fiscale #Importation #Internet #Numerique #Ordinateur #Tablettes #Taxes #Technologie #Telephones #Tchad
Agence Ecofin
27 janvier 2022 Dernière mise à jour le Jeudi 27 Janvier 2022 à 11:04

En 2020, le taux de pénétration d’Internet n’était encore que de 14 % au Tchad, selon le régulateur télécoms. Alors que l’économie numérique prend de l’ampleur à travers le monde, le gouvernement adopte des mesures fortes pour rattraper le retard sur l’inclusion numérique des populations.

Pendant les cinq prochaines années, les importateurs de téléphones pour réseaux cellulaires sans fil (téléphones portables et smartphones de tout type), de machines automatiques de traitement de l’information (ordinateurs et tablettes, fixes et mobiles, de tout type) et des accessoires dédiés sont exonérés des droits et taxes à l’importation au Tchad. La mesure a pris effet ce lundi 24 janvier, selon un arrêté publié par le ministère des Finances. Elle touche également les appareils de connexion Internet comme les modems, routeurs et autres.

A travers cette exonération fiscale, le gouvernement tchadien pose les bases d’une plus grande participation des populations à l’économie numérique qu’il compte développer au cours des dix prochaines années avec le projet de transformation numérique en cours d’élaboration.

En 2020, le Tchad figurait encore parmi les pays du continent avec le plus faible taux d’accès des populations à Internet. Dans son rapport annuel 2020 sur le marché des télécommunications, publié en juillet 2021, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) révèle que le taux de pénétration d’Internet au Tchad était de 14,2 %. Soit 2 310 332 internautes sur 8 696 859 abonnés aux services télécoms.

Dans son rapport « L’Economie Mobile Afrique Subsaharienne 2021 », l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA) indique que c’est la cherté des appareils mobiles qui est à l’origine du faible taux de pénétration d’Internet mobile en Afrique, notamment au Tchad. Elle explique que sur les 1 084 millions de personnes recensées dans la région, 575 millions de personnes (53%) vivent dans des zones couvertes par des réseaux de haut débit mobile mais n’utilisent pas encore l’Internet mobile faute d’appareils adaptés.

L’Alliance for Affordable Internet (A4AI) a révélé, dans son rapport de 2020 « From luxury to lifeline: Reducing the cost of mobile devices to reach universal internet access. Web Foundation », que le prix moyen d’un smartphone en Afrique était de 62 $. Soit 62,8 % du revenu national brut mensuel par habitant. De concert avec la GSMA, elle milite pour une réduction de certaines taxes qui influent sur le prix des appareils mobiles et nuisent à l’accès des populations aux services télécoms.

Dans le rapport « Digital inclusion and mobile sector taxation in Chad » publié en 2017, la GSMA soulignait déjà à l’endroit du gouvernement tchadien que la réforme de la fiscalité relative au mobile a le potentiel d’aligner les investissements dans les infrastructures et l’accès aux services mobiles sur les objectifs de développement liés aux TIC dans la stratégie Vision 2030.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *