Graphite
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Agence Ecofin
9 février 2022 Dernière mise à jour le Mercredi 9 Février 2022 à 21:55

La Tanzanie est l’un des pays africains les plus riches en graphite et avec les divers projets en développement, le pays pourrait vite devenir l’un des trois premiers producteurs au monde.

En Tanzanie, le projet de graphite Mahenge héberge des ressources minérales mesurées de 31,8 millions de tonnes titrant 8,6 % de carbone graphitique total (TGC) pour 2,7 millions de tonnes de graphite contenu. C’est ce que révèle la nouvelle mise à jour publiée le 3 février par le propriétaire du projet Black Rock Mining qui précise qu’il s’agit de la « plus grande ressource minérale mesurée de graphite au monde ».

La nouvelle estimation de la compagnie minière australienne a été obtenue, apprend-on, grâce aux analyses des échantillons prélevés au cours du programme d’exploration de 2019. Cela a permis d’augmenter de 25 % les ressources mesurées identifiées dans l’étude de faisabilité publiée en juillet de la même année. Au total, le projet héberge désormais 213,1 millions de tonnes de ressources minérales mesurées, indiquées et inférées, titrant 7,8 % de TGC.

Notons que les ressources de la catégorie « mesurée », la plus précise, peuvent soutenir les 10 premières années de production prévues dans le plan minier. Pour le PDG John de Vries, ces améliorations devraient se traduire « directement par une réduction du risque d’investissement pour les investisseurs par emprunt et par actions ». Un atout important, faut-il le souligner, au moment où la compagnie mène des discussions pour lever les fonds nécessaires à la construction de la mine.

Pour rappel, plusieurs compagnies s’activent en Tanzanie pour devenir le prochain producteur de graphite en dehors de la Chine, pays qui domine encore l’approvisionnement de ce minéral d’avenir. Black Rock pourrait tirer profit de cette mise à jour des ressources minérales de son projet, elle qui a formalisé son partenariat avec la Tanzanie en décembre dernier, pour se conformer à la nouvelle législation.

Si l’exploitation de la mine commence, la Tanzanie pourra donc percevoir, entre autres, 30 % des bénéfices au titre de l’impôt sur les sociétés et dispose également de 16 % d’intérêts dans la coentreprise propriétaire de l’actif.

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