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Agence Ecofin
14 février 2022 Dernière mise à jour le Lundi 14 Février 2022 à 12:39

Le Cameroun est en passe d’accueillir une deuxième unité d’assemblage de bus, après la Sotrabus ; les projets de la joint-venture sino-camerounaise Cameroon Automotive Holding étant au point mort depuis 2017.

L’Agence de promotion des investissements (API) au Cameroun a récemment signé avec la société Construction Carrosserie Menuiserie Métallique (CCMM) une convention rendant cette entreprise éligible aux exonérations fiscalo-douanières sur 5 à 10 ans prévues par la loi de 2013 portant incitations à l’investissement privé au Cameroun. Le projet de CCMM qui a séduit l’API est la construction à Douala, la capitale économique du pays, d’une unité d’assemblage de bus.

Selon ses promoteurs, ce projet va coûter 6 milliards FCFA. Il devrait permettre à cette entreprise, qui construit déjà diverses carrosseries pour camions à Douala, de créer environ 400 nouveaux emplois directs et indirects. L’aboutissement de ce projet permettra de doter le Cameroun de sa 2e unité d’assemblage de bus, après la Société de transformation des bus (Sotrabus).

Mais tout porte à croire que le projet de la société CCMM pourrait se heurter au problème de la disponibilité d’une main-d’œuvre locale qualifiée. « Peu de personnes sont formées à ce jour à la construction automobile. Pour le moment, une bonne partie des employés est recrutée en Afrique de l’Ouest », avait révélé David Nchenouossi, directeur administratif chez Sotrabus, dans une interview accordée en 2021 au journal Défis Actuels. 

Pour rappel, à côté de Sotrabus, Gaspard Mpondo, ancien professeur de mathématiques et entrepreneur basé en France, a discrètement lancé la société Jengu Sarl à Douala depuis mai 2019. Cette entreprise est spécialisée dans le montage de motos et tricycles électriques fonctionnant également au solaire. En partenariat avec des Chinois, cet entrepreneur espère à l’avenir doter son pays d’une unité de montage de véhicules.

Des projets chinois portés disparus

Deux autres projets d’unités de montage de véhicules et autres engins rongent leurs freins au Cameroun depuis 2015. En effet, depuis le 11 juin 2015, le gouvernement a signé avec la joint-venture sino-camerounaise Cameroon Automotive Holding, une convention d’investissement en vue de la construction de deux unités de montage de véhicules dans les villes de Douala (Littoral) et de Kribi (Sud).

Du 20 au 26 avril 2017, ce consortium a exposé au palais des sports de Yaoundé, 20 véhicules de gammes différentes (des berlines, des camionnettes, des minibus, des véhicules 4×4 et des tracteurs) venus tout droit de la Chine, dans le cadre du China-Cameroon Auto Show. Cette exposition, selon ses organisateurs, avait pour objectif de permettre aux populations et aux autorités camerounaises de découvrir, voire de tester les modèles de véhicules chinois qui seront bientôt montés localement.

Cinq ans plus tard, le projet de la Cameroon Automotive Holding est porté disparu, bien que bénéficiant également des dispositions de la loi de 2013 portant incitations à l’investissement privé en République du Cameroun.

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