photo KAS 1
#AfriqueSubsaharienne #Agroalimentaire #ChangementClimatique #Commerce #Cooperation #Covid19 #Economie #Energie #Finance #Investissements #Mediterranee #Pauvrete #Sante #Afrique
Denys Bédarride
24 mars 2022 Dernière mise à jour le Jeudi 24 Mars 2022 à 12:43

Dans le cadre des efforts entrepris pour relier les secours à une reprise économique durable dans la région méditerranéenne, le Programme Régional Dialogue Politique Sud Méditerranéen de la Konrad Adenauer Stiftung (KAS PolDiMed) et l'Union des Confédérations d'Entreprises de la Méditerranée (BUSINESSMED) ont uni leurs forces en organisant une conférence sur l'intégration régionale Sud-Sud sur le thème : Une voie vers une reprise économique durable post-Covid19.

Les principaux objectifs de la conférence étaient de rassembler des experts et des spécialistes de toute la région méditerranéenne et celle d’Afrique subsaharienne  afin d’examiner le contexte de l’intégration économique Sud-Sud d’un point de vue légal, académique, professionnel et gouvernemental et de fournir une vue d’ensemble de l’état de l’art, des défis et des leçons apprises des mécanismes de coopération économique existants. 

Les différentes discussions et échanges visent également à mettre en lumière les perspectives de la coopération sud-sud après la conférence covid19 et à partager des témoignages et des exemples de réussite.

L’événement a commencé par les mots d’ouverture de Tomas VOLK , Directeur de KAS Poldimed qui a souligné l’importance de ce genre d’événements pour une intégration régionale meilleure et plus efficace dans la région afin de parvenir à une reprise économique durable après l’épidémie de covid 19. 

Tomas Volk a également déclaré que l’ouverture de la Méditerranée aux pays d’Afrique subsaharienne n’est plus un choix et constitue un moyen idéal pour parvenir à cette reprise.

Depuis son apparition au début de l’année 2020, la pandémie de Covid-19 continue de défier et de perturber les économies du monde entier. L’impact est particulièrement important pour l’Afrique, qui a vu des décennies de progrès économique et social s’effacer presque du jour au lendemain.

La crise sanitaire a exposé et exacerbé des goulets d’étranglement préexistants et des problèmes endémiques. Le chômage endémique, la dette insoutenable, les problèmes de gouvernance, l’augmentation de l’extrême pauvreté et le changement climatique sont des défis structurels durables qui ont précédé la pandémie en Afrique subsaharienne.

Jihen Boutiba, directrice générale de BUSINESSMED, a déclaré : 

« Le Sud doit adopter une vision stratégique en termes de renforcement de ses chaînes de valeur régionales ainsi que du commerce et des investissements intrarégionaux afin de devenir autonome, notamment par l’intégration des chaînes de valeur régionales dans les secteurs de la santé et de l’agroalimentaire, ainsi que par le renforcement de la coopération financière sud-sud, etc. 

Dans ce sens, l’ère post-covidienne pourrait être l’occasion de repenser les chaînes de valeur au sein de la région en envisageant le reshoring et le nearshoring des entreprises de la rive sud de la Méditerranée et de l’Afrique subsaharienne. En ce qui concerne la coopération Sud-Sud, nous pensons, au sein de BUSINESSMED, que la région MENA et le secteur privé de l’Afrique subsaharienne sont bien placés pour contribuer davantage à la mise en place des économies africaines sur un chemin de croissance plus équilibré, plus large et plus diversifié. » 

Les économies basées sur les ressources extractives, notamment les deux principales économies du continent (Nigeria et Afrique du Sud), ont été les plus durement touchées par la crise de 2020 en raison de la baisse de la demande énergétique. De même, les pays qui dépendent du tourisme, fortement touché par la fermeture des frontières en 2020 et l’arrêt des vols internationaux, sont encore aujourd’hui pénalisés par les restrictions sanitaires qui continuent d’être appliquées dans de nombreuses régions du monde.

La reprise se dessine tant en Afrique subsaharienne qu’en Afrique du Nord, grâce à l’atténuation des restrictions Covid-19 et au déploiement des vaccins, mais elle risque d’être inégale. Il est donc essentiel de concevoir l’intégration régionale et les accords de coopération comme faisant partie intégrante d’un environnement favorable à un avenir plus résilient, inclusif et durable.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.