Chuquicamata 002
#AnalyseEconomique #Automobile #Cobalt #Cuivre #Economie #Electrique #Energie #Exportations #Fiscalite #Investisseurs #Productivite #TransitionEnergetique #Vehicule #Zambie
Agence Ecofin
25 mars 2022 Dernière mise à jour le Vendredi 25 Mars 2022 à 10:25

Le secteur minier est l’un des piliers de l’économie zambienne. Si le pays est deuxième producteur africain de cuivre, il produit également d’autres métaux en plus faibles quantités comme le cobalt. Les recettes tirées du secteur dépendent des volumes produits et des prix sur le marché.

En Zambie, l’année dernière, les productions nationales de cuivre et de cobalt ont chuté. Le pays a livré 800 696 tonnes du métal rouge, soit une baisse du 4,5% en glissement annuel, d’après les données publiées par l’Agence zambienne de statistiques. Suivant la même tendance, les volumes de cobalt produits ont également baissé à 247 t, l’année dernière contre 316 t, l’année précédente.

Pour le DG de la Chambre des mines, selon des propos rapportés par Reuters, la chute de la production pour ces deux métaux s’explique principalement par les difficultés opérationnelles observées au cours de l’exercice, alors que les compagnies minières ont dû bloquer des investissements à cause du régime fiscal jugé « peu attractif ».

Rappelons néanmoins que 2021 a été une bonne année pour les producteurs de cuivre, car le métal rouge a poursuivi une tendance haussière débutée mi-2020 pour atteindre un record historique. En mai dernier, sur le London Metal Exchange, il a battu son précédent record de 2011 (prix légèrement au-dessus de 10 000 $ la tonne), et s’est hissé à plus de 10 700 $. Le cobalt aussi n’a pas été en reste, et a vu ses prix plus que doubler en un an pour atteindre environ 70 000 $ la tonne, grâce au boom des véhicules électriques.

Alors que le président de la République, Hakainde Hichilema, a annoncé fin 2021, la révision prochaine de la réglementation fiscale applicable dans le secteur minier afin de « ne pas désavantager les investisseurs », il y a de grandes chances que la production se redresse en 2022 ou dans les années qui suivront. 

Si cela se confirme, le pays pourra profiter des bonnes perspectives à moyen et long terme pour le cuivre (à cause de son importance dans la réussite de la transition énergétique) et de l’intérêt toujours croissant porté au cobalt (essentiel pour les géants de l’automobile.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.