Lagos Nigeria
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Agence Ecofin
2 juin 2022 Dernière mise à jour le Jeudi 2 Juin 2022 à 07:30

En 2020, le Nigeria avait enregistré une récession sans précédent due aux chocs combinés de la covid-19, de la baisse des recettes pétrolières et de la fermeture des frontières. Mais depuis six trimestres, l’économie semble retrouver une certaine stabilité.

Au premier trimestre 2022, l’économie nigériane a crû de 3,1%. C’est ce qui ressort du nouveau rapport sur le PIB trimestriel, publié ce 23 mai par l’Office national des statistiques du Nigeria (NBS).

Cette nouvelle croissance positive confirme la période de stabilité dans laquelle s’est inscrite l’économie du pays ouest-africain, depuis la période de récession de 2020. Cette année-là, le PIB du Nigeria avait plongé jusqu’à près de 8% au deuxième trimestre, en pleine exposition de la covid-19 sur le continent. A partir du quatrième trimestre 2020, la croissance économique avait fini par remonter progressivement, enregistrant sa sixième évolution trimestrielle positive consécutive, au cours des trois premiers mois de l’année 2022.

Malgré cette évolution positive, il faut souligner que cette croissance s’inscrit en recul par rapport au trimestre précédent (quatrième trimestre 2021) qui a enregistré une croissance de 3,9%. Cette baisse progressive de la croissance économique depuis le premier trimestre 2021 coïncide d’ailleurs avec la baisse de la production de pétrole, dont reste fortement tributaire l’économie nigériane. 

Ainsi, au cours des trois premiers mois de l’année en cours, la production moyenne de pétrole était de 1,4 million de baril/jour contre 1,5 million au quatrième trimestre 2021. L’année dernière, la production d’or noir du pays était de 1,7 million baril/jour au premier trimestre.

« La croissance réelle du secteur pétrolier a été de -26,04% (en glissement annuel) au 1er trimestre 2022 (…). Elle a diminué de 17,99% par rapport au quatrième trimestre 2021 qui était de -8,06%. En glissement trimestriel, le secteur pétrolier a enregistré un taux de croissance de 9,11% au 1er trimestre 2022. Le secteur a contribué à hauteur de 6,63% au PIB réel total au 1er trimestre 2022, en baisse par rapport aux chiffres enregistrés au cours de la période correspondante de 2021 et en hausse par rapport au trimestre précédent, où il a contribué à hauteur de 9,25% et 5,19% respectivement », indique la NBS.

A contrario, le secteur non pétrolier a enregistré des performances positives, avec une croissance réelle de 6% au cours de la période étudiée, soit 5,2 points de pourcentage de plus que le premier trimestre 2021 et 1,3 point de plus que le quatrième trimestre 2021. En janvier et mars 2022, la participation du secteur au PIB était de 93%, grâce notamment aux télécommunications, à l’agriculture, au commerce, aux finances et à l’industrie manufacturière.

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