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Agence Ecofin
8 juin 2022 Dernière mise à jour le Mercredi 8 Juin 2022 à 07:30

Lusaka espère la signature d’un accord sur l’annulation d’une partie de sa dette, d’ici fin juin. Mais le comité officiel des créanciers co-présidé par la Chine et la France n’a pas encore tenu sa première réunion.

Le président zambien, Hakainde Hichilem, continue de placer la réduction de la dette du pays à la tête de ses priorités, depuis son arrivée au pouvoir, l’année dernière. Dans une déclaration publiée le 31 mai sur sa page Facebook officielle, à l’issue d’un entretien téléphonique avec son homologue chinois, Xi Jinping, il a fait état d’un « engagement commun » entre la Zambie et la Chine à travailler ensemble pour résoudre la crise de la dette.

« Nous avons discuté du potentiel d’une plus grande coopération et de partenariats gagnant-gagnant, des abondantes opportunités d’investissement qu’offre la Zambie, et de notre engagement commun à travailler ensemble pour aborder et résoudre la question de la dette », a-t-il précisé.

Aux prises avec une dette représentant 120 % de son PIB, la Zambie avait fait, fin 2020, défaut sur le remboursement de trois eurobonds. La dette extérieure de ce pays d’Afrique australe a dépassé 17 milliards de dollars à la fin de 2021, dont un tiers était dû à la Chine, selon les données du gouvernement zambien.

La Chine qui hésite encore à prendre part au processus multilatéral d’endettement du Groupe des vingt principales économies de la planète (G20), avait accepté en avril dernier, de coprésider le comité officiel des créanciers de la Zambie avec la France.

Le ministre des Finances de la Zambie a déclaré à plusieurs reprises qu’il espérait que les négociations seraient conclues, d’ici la fin du mois de juin 2022, mais le comité des créanciers n’a pas encore tenu sa première réunion.

La Zambie a conclu un accord de principe avec le Fonds monétaire international (FMI) sur une facilité élargie de crédit de 1,4 milliard de dollars en décembre 2021, mais ces financements ne peuvent pas être décaissés tant que Lusaka et ses créanciers ne se sont pas mis d’accord sur la réduction de la dette à des niveaux soutenables.

Avec des prêts d’un montant cumulé de 161,9 milliards de dollars accordés aux pays africains entre 2000 et 2021, l’empire du Milieu est devenu le premier créancier public du continent, selon des données récoltées par l’Université de Boston.

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