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Agence Ecofin
30 juillet 2022 Dernière mise à jour le Samedi 30 Juillet 2022 à 07:30

Après la reprise amorcée en 2021, le Burundi continue de consolider son économie. Toutefois, le FMI prévoit un renforcement de la croissance cette année et pour les six prochaines années ainsi qu’une hausse de l’inflation qui devrait atteindre les deux chiffres.

La croissance économique du Burundi devrait atteindre 3,3% cette année, soit 0,2 point de pourcentage de plus que celle de l’année dernière (3,1%), selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI). L’information émane d’un communiqué publié ce vendredi 22 juillet.

Cette croissance sera portée essentiellement par les investissements en cours et les programmes visant à accroître les investissements publics et les réformes en cours dans le cadre du Plan national de développement (PND). De plus, le FMI indique que cette croissance devrait se stabiliser sur la période 2023-2027 avec une moyenne d’environ 4,7%.

Malgré ces prévisions, « des risques à la baisse sont notables, découlant de l’incertitude quant à la durée et à l’impact de la pandémie et des retombées de la guerre en Ukraine », révèle le Fonds.

En effet, même si la dette publique du pays est viable, le risque de surendettement extérieur est élevé et « l’inflation devrait atteindre un taux à deux chiffres en 2022, avant de retomber ». Quant au déficit budgétaire, il devrait se stabiliser autour de 5 % du PIB en 2021/2022, soit moins que pendant le pic de la pandémie (7,8 % du PIB en 2020/21).

Afin de remédier aux vulnérabilités de la dette et aux déséquilibres extérieurs, le FMI préconise « un ensemble de politiques ambitieuses et diversifiées ». Ces réformes visent aussi à « s’attaquer aux racines de la fragilité, débloquer les goulots d’étranglement et assurer une croissance inclusive ».

« Les administrateurs appellent à des réformes pour remédier à la fragilité, améliorer la compétitivité et renforcer la gouvernance. Ils soulignent la nécessité de prendre des mesures pour améliorer le capital humain, accroître la productivité et réduire la vulnérabilité aux chocs climatiques », fait savoir la note d’information.

Notons que ces remarques du Fonds interviennent après les consultations de l’institution avec le Burundi pour cette année.

Dans un précédent rapport, l’institution avait annoncé une croissance à 3,6% pour cette année à l’issue d’une mission virtuelle qu’elle avait effectuée dans le pays. Cette nouvelle prévision revoit donc à la baisse les performances de l’économie burundaise prévue pour 2022.

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