Nairobi
#Chine #Financement #Route #Kenya
Agence Ecofin
8 novembre 2023 Dernière mise à jour le Mercredi 8 Novembre 2023 à 07:00

La première économie d’Afrique de l’Est, dont la dette publique représente environ 67% du PIB, doit encore rembourser à l’empire du Milieu plus de 8 milliards de dollars.

Le président kényan, William Ruto, demandera à la Chine d’allonger la durée de remboursement de ses dettes, et le décaissement d’un nouveau prêt d’un milliard de dollars pour financer l’achèvement de certains projets routiers lorsqu’il se rendra à Pékin à la fin du mois en cours, a annoncé le vice-président, Rigathi Gachagua, ce vendredi 6 octobre.

« Le président Ruto sollicitera un prêt d’un milliard de dollars auprès de la Chine pour achever les projets de construction de routes qui sont au point mort. Il demandera également au gouvernement chinois d’accorder plus de temps au Kenya pour rembourser ses dettes », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à la radio locale Inooro FM.

« Pour l’instant, nous payons des dettes et les gens n’utilisent pas les routes parce que beaucoup d’entre elles sont à moitié terminées […]. Si nous obtenons un milliard de dollars, nous pourrons donner aux entrepreneurs l’argent qui leur est dû afin qu’ils puissent revenir et que les routes soient achevées », a ajouté Rigathi Gachagua.

Premier créancier bilatéral du Kenya, la Chine a financé de nombreux projets d’infrastructures dans ce pays d’Afrique de l’Est au cours de la dernière décennie, dont celui du chemin de fer Mombasa-Naivasha. Cette ligne ferroviaire, dont la construction a été financée par un prêt de 5 milliards de dollars, obtenu auprès de la China Exim Bank, est considérée comme le projet d’infrastructure le plus coûteux au Kenya depuis l’indépendance du pays en 1963.   

Les dettes de Nairobi envers Pékin totalisent actuellement plus de 8 milliards de dollars.

Locomotive économique d’Afrique de l’Est, le Kenya a vu sa dette publique culminer à 68,1 milliards de dollars en avril dernier, ce qui représente environ 67% du PIB du pays, selon des données publiées par le Trésor national.

Le service de la dette a siphonné 59 % des recettes fiscales du pays au cours de l’exercice fiscal 2022-2023 qui s’est achevé en juin dernier, soit la proportion la plus élevée depuis plus d’une décennie.

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