Alors que l’Afrique enregistre plus d’un million de nouveaux cas de cancer chaque année, le manque de professionnels qualifiés en oncologie freine les efforts de prise en charge. Pour y répondre, le Ghana lance un programme de formation destiné à structurer les soins spécialisés sur le continent.
Le 7 juillet, l’Université des sciences de la santé et paramédicales (UHAS) a lancé le Programme de leadership des infirmiers en oncologie (ONLEP). Trente infirmiers venus de sept pays africains sont sélectionnés pour former la première cohorte de cette initiative pilotée par la Société internationale des infirmiers contre le cancer (ISNCC), la fondation City Cancer Challenge (C/Can), basée à Genève en Suisse, et le groupe biopharmaceutique Amgen.
Le programme, d’une durée de cinq ans, combine deux semaines de sessions en présentiel à l’UHAS et six mois de formation en ligne. Il couvre des modules en leadership, qualité des soins, santé psychosociale, recherche, gestion des ressources et plaidoyer.
« En donnant aux infirmiers en oncologie les moyens de diriger, de plaider et d’innover, nous renforçons les soins contre le cancer sur l’ensemble du continent africain », a déclaré Martha L. Ordóñez, responsable mondiale du programme C/Can, lors du lancement.
L’objectif est de rendre le secteur infirmier spécialisé plus attractif, de limiter la fuite des compétences et de favoriser l’émergence de centres de soins innovants, ancrés localement. La réussite de l’initiative dépendra de sa pérennisation, de la reconnaissance institutionnelle des compétences acquises, et de l’intégration de ces profils dans les politiques nationales de santé. Des expériences menées en Afrique du Sud et au Kenya ont montré que des parcours infirmiers spécialisés pouvaient améliorer les taux de survie au cancer grâce à un suivi plus structuré.
Pour le Ghana, ONLEP représente une opportunité stratégique de renforcer durablement les capacités locales en oncologie, à condition de garantir un appui financier continu, un engagement politique fort et une intégration cohérente au sein des systèmes de soins.




















Réagissez à cet article