Cette investiture fait suite à la validation par le Conseil constitutionnel, de la victoire du chef d'Etat congolais à la présidentielle du 15 mars 2026 , avec 94,8 % des voix.
Le président Denis Sassou-N’Guesso a prêté serment jeudi 16 avril 2026 à Kintélé, entamant un nouveau mandat de cinq ans à la tête de la République du Congo. Dans son discours, il a assuré qu’il ne « trahira pas la confiance des électeurs » , affirmant être « le président de tous les Congolais, sans exception » et appelant à « continuer de construire ensemble un autre cher et beau pays, le Congo, et accélérer la marche vers le développement ». Il s’est également engagé à ne ménager aucun effort pour relever les principaux défis du développement.
Durant la campagne, le chef d’Etat avait défendu son programme intitulé « Accélérons la marche vers le développement », centré sur la stabilité politique, la relance économique et la diversification d’une économie encore fortement dépendante du pétrole. Le projet met notamment l’accent sur la modernisation des infrastructures et le renforcement de la cohésion sociale dans ce pays, troisième producteur de brut en Afrique subsaharienne.
Cette investiture survient un peu plus de deux semaines après la validation de sa victoire à l’élection du 15 mars 2026 par le Conseil constitutionnel, où il a été crédité de 94,8 % des suffrages. Toutefois, son maintien au pouvoir reste contesté : une partie de l’opposition dénonce un manque de transparence dans le processus électoral, certains partis ayant même choisi de boycotter le scrutin.
Figure centrale de la vie politique congolaise, Denis Sassou-N’Guesso a dirigé le pays une première fois entre 1979 et 1992 sous un régime de parti unique, avant d’être battu par Pascal Lissouba lors des premières élections pluralistes. Il est revenu au pouvoir en 1997 à l’issue d’une guerre civile, puis a été élu en 2002 et réélu en 2009. En 2015, une révision constitutionnelle a levé la limitation du nombre de mandats présidentiels, lui permettant de se représenter.
Cette nouvelle investiture s’inscrit également dans un contexte économique contraint. Selon la Banque mondiale, la croissance s’est établie à 2,6 % en 2024 et devrait atteindre 2,9 % en 2025. Dans le même temps, la pauvreté reste élevée, avec environ 52 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté, un niveau quasiment inchangé depuis 2021. L’institution souligne également un indice de capital humain estimé à 0,42, en deçà de la moyenne des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure (0,48), tandis que le chômage avoisine 42 %.
Dans ce contexte, les autorités sont attendues sur l’accélération des réformes économiques et sociales, notamment en matière de cohésion nationale et d’accès aux services essentiels.




















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