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Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Jeudi 14 Mai 2026 à 07:21

Entre le déploiement de onze zones aménagées pour l’investissement, réforme foncière et nouveau code des investissements, le Sénégal mise sur une industrialisation territorialisée pour renforcer sa compétitivité et son attractivité.

Lors du Forum pour la promotion des investissements et de la compétitivité économique (PRICE) 2026 organisé à Paris, le directeur général de l’APIX-S.A., Bakary Séga Bathily, a annoncé que onze zones aménagées d’investissement (ZAI) sont prévues d’ici 2029, en partenariat avec l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (ANAT).

Selon le communiqué de l’Agence publié le 30 avril, les premiers pôles, situés à Médina Yoro Foulah, Bambali et Touba, doivent entrer en phase opérationnelle dès 2026. Ces espaces, structurés autour de filières à fort potentiel telles que l’arachide, la mangue, l’anacarde, le bois et le cuir, s’inscrivent dans ce que le directeur qualifie de « politique industrielle localisée », destinée à transformer les ressources régionales en moteurs de croissance.

Les ZAI sont conçues comme des espaces viabilisés dotés d’infrastructures, de services administratifs et d’équipements logistiques pour faciliter l’implantation rapide d’entreprises industrielles, commerciales ou de services, et visent à stimuler l’industrialisation locale.

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Réformes foncières et nouveau Code des investissements

Bakary Séga Bathily a également insisté sur la réforme de l’accès au foncier, longtemps identifié comme l’un des principaux freins à l’investissement. Le guichet unique sur le foncier (GUIFI), lancé en décembre 2025, vise à simplifier et sécuriser l’accès aux terrains pour les investisseurs, qu’ils soient nationaux ou étrangers, sur l’ensemble du territoire.

Cette réforme s’inscrit dans un cadre plus large marqué par l’adoption, le 19 septembre 2025, d’un nouveau Code des investissements. Ce texte élargit les secteurs éligibles, réduit le seuil minimal d’investissement de 100 à 15 millions FCFA (26 800 $) et introduit de nouveaux régimes dédiés aux investissements stratégiques et socialement responsables.

Le Sénégal, qui a enregistré 23 milliards de dollars d’engagements privés lors du forum Invest in Sénégal (FII Sénégal 2025), entend ainsi renforcer sa compétitivité régionale tout en attirant des capitaux orientés vers la transformation structurelle de son économie.

« Le Sénégal n’offre pas un marché, il offre un partenariat de transformation », a affirmé M. Bathily, soulignant l’ambition du pays de favoriser le transfert de technologies, la valorisation du contenu local et l’émergence d’un hub économique régional.

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Cette vision s’est traduite le vendredi 24 avril par le lancement officiel des travaux de la ZAI de Médina Yoro Foulah. Implantée sur 30 hectares pour un coût global de 3,605 milliards FCFA, cette première zone entre désormais dans sa phase opérationnelle. La première étape prévoit l’attribution de 15 hectares à la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS) pour l’installation d’une unité de transformation de l’arachide.

Les performances industrielles récentes du Sénégal confortent cette orientation. Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), l’indice harmonisé de la production industrielle a progressé de 9,9 % en janvier 2026 par rapport à la même période de 2025, porté notamment par l’énergie, les industries extractives et manufacturières.

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