Agriculture en côte d'ivoire
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Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Samedi 28 Février 2026 à 07:26

En Côte d’Ivoire, le secteur agricole contribue à hauteur de 15 % PIB et emploie environ 46 % de la population active. Dans le cadre de sa politique de souveraineté alimentaire, le gouvernement soutient le développement de la production agricole.

En Côte d’Ivoire, l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER) a annoncé le 17 février dernier avoir adopté son nouveau plan stratégique de développement sur la période 2026-2030. D’un coût total estimé à 167,42 milliards de francs CFA (300 millions $), cette feuille de route vise notamment à renforcer la productivité agricole et favoriser la résilience des populations rurales.

Selon les informations relayées par l’Agence ivoirienne de presse (AIP), les interventions porteront sur cinq axes stratégiques majeurs, dont le renforcement de la compétitivité agricole, l’intensification et la personnalisation du conseil aux producteurs, ainsi que la facilitation de l’accès aux intrants et à la mécanisation. Le plan vise également un développement rural intégré, incluant la structuration des organisations professionnelles, la sensibilisation à la santé communautaire et à la nutrition, et l’appui aux collectivités dans leur planification locale.

Des filières vivrières et d’élevage au cœur des priorités

La feuille de route cible principalement des cultures vivrières stratégiques, dont le riz, le maïs, le manioc, les cultures maraîchères, mais aussi l’élevage de bovins, ovins et porcins avec pour objectif d’accroître les rendements, les superficies cultivées, et de moderniser les pratiques d’élevage.

« L’ambition ? Faire passer le rendement du manioc de 22 à 45 tonnes/ha, celui du riz de 4 à 8 tonnes/ha. Pour y parvenir, l’ANADER mise sur la modernisation : digitalisation des opérations de terrain, drones, mécanisation, et un ancrage territorial renforcé avec ses 60 zones d’intervention et 1 100 centres ruraux », peut-on lire dans un communiqué publié sur le site de l’ANADER.

En quête de souveraineté alimentaire, la Côte d’Ivoire affiche encore une forte dépendance aux importations de produits alimentaires. La nation éburnéenne s’impose d’ailleurs comme le deuxième pays d’Afrique de l’Ouest qui dépense le plus dans les importations alimentaires après le Nigéria.

Selon un rapport publié par la CNUCED en juillet 202, la Côte d’Ivoire a importé pour près de 2,89 milliards $ de produits agricoles et alimentaires entre 2021 et 2023. Parmi les principaux postes de dépenses figurent notamment le riz et les viandes et abats comestibles, qui font partie des principales filières ciblées par l’ANADER.

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