Avec la crise au Moyen-Orient, les prix des produits pétroliers se sont envolés dans de nombreux pays en raison de leur rareté. En République démocratique du Congo, les autorités ont pris des mesures pour garantir l’approvisionnement des citoyens.
Le gouvernement congolais affirme que l’approvisionnement du pays en produits pétroliers reste, à ce stade, sous contrôle malgré les perturbations observées sur les marchés énergétiques internationaux du fait de la crise sécuritaire au Moyen-Orient. Selon une note présentée lors de la 82e réunion du Conseil des ministres du 13 mars, les stocks disponibles permettraient de couvrir les besoins du pays jusqu’au mois de juin.
D’après le compte rendu de cette réunion, la situation de l’approvisionnement demeure « globalement maîtrisée ». Le gouvernement indique en outre que plusieurs navires transportant des cargaisons de produits pétroliers sont attendus dans les prochaines semaines, avec pour objectif de renforcer les niveaux de stockage et d’assurer la continuité de la distribution sur le marché intérieur.
Cette communication intervient quelques jours après l’évocation, le 9 mars, d’un projet de constitution d’un stock d’au moins 50 000 tonnes de carburants terrestres et d’aviation. Relayée par la RTNC et reprise par Bankable, cette option est présentée comme une mesure préventive destinée à limiter les risques de rupture d’approvisionnement dans un contexte international incertain.
Sur le plan international, la note gouvernementale relie cette vigilance aux perturbations provoquées par les bombardements de l’Iran par Israël et les États-Unis, notamment autour du détroit d’Ormuz et du canal de Suez, deux routes stratégiques pour le commerce mondial des hydrocarbures. Selon le compte rendu du Conseil, ces axes concentrent respectivement environ 20 % et 10 % de la consommation mondiale quotidienne de produits pétroliers.
Les données relayées par TV5 Monde font état d’une chute significative du trafic maritime dans cette zone. Entre le 1er et le 18 mars, seuls 105 navires auraient emprunté le détroit, contre environ 120 passages par jour en temps normal, soit une baisse de plus de 95 %. Cette contraction traduit une perturbation majeure des flux logistiques à l’échelle internationale.
Dans ce contexte, les autorités congolaises anticipent également une pression sur les coûts d’importation. La hausse du prix moyen frontière commercial (PMF), qui sert de référence dans la fixation des prix des carburants, pourrait affecter le marché intérieur. Le gouvernement indique qu’une série de mesures à court, moyen et long terme a été présentée afin de préserver l’équilibre du système d’approvisionnement, de limiter l’impact budgétaire de cette hausse et de maintenir la stabilité du marché. Le détail de ces mesures n’a toutefois pas été rendu public.




















Réagissez à cet article