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#Croissance #Dette #Economie #Kenya
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Samedi 27 Juin 2026 à 07:06

Le gouvernement kenyan cherche à concilier relance économique et discipline budgétaire, dans un contexte marqué par les incertitudes de l’économie mondiale, les contraintes liées à la dette publique et les attentes sociales croissantes.

Le gouvernement kényan a présenté un budget de 4 820 milliards de shillings kényans pour l’exercice 2026/27 (37,2 milliards USD), contre 4 290 milliards KES en 2025/26, soit une hausse d’environ 530 milliards KES (12,4%). L’annonce a été faite le 11 juin par Chris Kiptoo, secrétaire principal du Trésor national.

La Loi de finances 2026/27 s’inscrit dans la continuité du programme de réformes porté par le président William Ruto. Elle vise à « accélérer la croissance économique, à multiplier les opportunités pour les jeunes et les micro, petites et moyennes entreprises (MPME), à renforcer la protection sociale, à améliorer la résilience climatique et à améliorer les conditions de vie de tous les Kenyans », souligne le communiqué.

Le budget prévoit des allocations importantes en faveur des secteurs jugés stratégiques pour la croissance du pays. L’éducation arrive en tête avec une enveloppe de 784,5 milliards KES, suivie de l’énergie, des infrastructures et des technologies de l’information et de la communication pour 531,3 milliards KES.

Le secteur de la santé bénéficiera de 177,2 milliards KES, tandis que 135,7 milliards KES seront consacrés au programme de logements abordables et 111,7 milliards KES à l’agriculture. Par ailleurs, 502 milliards KES seront transférés aux gouvernements des comtés, afin de soutenir la fourniture de services essentiels aux populations à travers le pays.

Ce budget s’inscrit dans la continuité du programme de Bottom-Up Economic Transformation Agenda (BETA) lancé par le président William Ruto depuis son arrivée au pouvoir. Dans ce sens, le gouvernement kényan a indiqué le lundi 11 mai dernier, poursuivre ses discussions avec le FMI en vue de conclure un nouveau programme qui pourrait être finalisé dans les prochains mois.

« Le FMI n’est pas là uniquement pour financer le Kenya. Nous devons surtout participer à un programme avec l’institution afin qu’elle soutienne notre solidité budgétaire, notre marge de manœuvre financière et notre situation budgétaire en cas de choc économique, comme ceux que nous connaissons actuellement », a déclaré le ministre des Finances, John Mbadi, lors d’une conférence de presse.

Nairobi entend également poursuivre sa stratégie d’assainissement des finances publiques, tout en recourant à des mécanismes innovants comme la titrisation (une technique financière qui transforme des actifs peu liquides en valeurs mobilières facilement négociables comme des obligations), afin de mobiliser des ressources supplémentaires.

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