L’Afrique subsaharienne est la zone avec la plus forte hausse de score moyen cette année, notamment grâce aux évolutions positives sur les segments de la réglementation, de l'éducation, de l'innovation et des investissements.
L’Afrique subsaharienne est la zone avec la plus forte hausse de score moyen cette année, notamment grâce aux évolutions positives sur les segments de la réglementation, de l’éducation, de l’innovation et des investissements.
La Namibie, la Tunisie et le Gabon sont les pays africains affichant les meilleures performances en matière de transition énergétique en 2026, selon le classement publié le 18 juin par le Forum économique mondial (WEF) avec le concours du cabinet de conseil Accenture.
« The Energy Transition Index (ETI) 2026 » évalue les performances actuelles des systèmes énergétiques de 120 pays pour lesquels des données cohérentes sont disponibles, sur la base de 44 indicateurs répartis en trois dimensions de performance (sécurité, durabilité et équité) et cinq facteurs de préparation à la transition énergétique (réglementation et engagement politique, financements et investissements, innovation, infrastructures, et éducation et capital humain).
Les pays étudiés sont notés sur une échelle de 0 à 100 points pour chaque indicateur. Le score global est composé des scores de deux sous-indices que sont la performance du système énergétique et la préparation à la transition, pondérés respectivement à 60 % et 40 %. Avec un score global de 56,2 points, la Namibie occupe la première marche du podium africain et le 61è rang sur l’ensemble des pays couverts.
Ce pays d’Afrique australe qui présente un mix électrique largement soutenu par les énergies renouvelables (principalement l’hydroélectricité), et nourrit de grandes ambitions dans le domaine de l’hydrogène vert, a gagné trois places par rapport à l’édition 2025 de l’indice, notamment grâce à des réformes réglementaires ciblées et à des investissements croissants dans les énergies propres.
La Tunisie (62è rang mondial) arrive en deuxième position à l’échelle africaine, devant le Gabon (66è rang mondial), l’Afrique du Sud (69è), le Maroc (72è), Maurice (73è), le Cameroun (78è), le Nigeria (80è), l’Egypte (84è). Le Ghana (85è rang mondial) ferme le Top 10 africain.
(Voir le classement des 22 pays africains couverts par l’indice ci-dessous).
La transition énergétique mondiale devient de plus en plus inégale
L’indice montre d’autre part que l’Afrique subsaharienne est la zone qui a connu la plus forte amélioration, avec un score moyen qui s’est établi à 50,10 cette année, en progression de 1,2 % sur un an. Ces progrès ont été soutenus par des avancées tant en matière de performance des systèmes que de préparation, notamment sur les segments de la réglementation, de l’éducation, de l’innovation et des investissements. La transition énergétique africaine reste cependant inégale, et freinée par un sous-investissement ainsi que des contraintes structurelles persistantes.
À l’échelle mondiale, la Suède reste le pays le plus performant dans le domaine de la transition énergétique pour la troisième année consécutive, grâce à un engagement politique de longue date, des infrastructures solides et un mix énergétique dominé par les énergies renouvelables. Viennent ensuite la Finlande, le Danemark, l’Estonie et la Norvège.
De façon générale, la transition énergétique mondiale ne s’inverse pas, mais elle se fragmente et devient de plus en plus inégale. 75 % des investissements dans les énergies propres continuent d’affluer vers un petit nombre d’économies, tandis que les pays qui devraient générer 80 % de la future croissance de la demande en électricité doivent faire face à des coûts de financement deux à trois fois plus élevés.
Cette année, 56 % des pays couverts par l’indice ont amélioré leurs scores, mais seulement 24 % d’entre eux ont progressé dans les trois dimensions fondamentales : sécurité, durabilité et équité. Ces progrès se heurtent néanmoins à des contraintes croissantes, notamment la congestion des réseaux électriques, les retards dans l’octroi des autorisations et le sous-investissement chronique dans les économies émergentes. De nouvelles pressions, telles que les restrictions commerciales et les perturbations liées aux conflits, viennent corser ces défis.
Quant à l’état de préparation à la transition énergétique, qui indique la direction prise par celle-ci, la tendance s’est inversée pour la première fois depuis plus d’une décennie. Le financement et les investissements ont baissé de 1,8% comparativement à 2025. La réglementation, l’engagement politique et l’innovation ont également reculé.
Classement des pays africains les plus performants dans la transition énergétique en 2026 :
1-Namibie (61è rang mondial)
2-Tunisie (62è)
3-Gabon (66è)
4-Afrique du Sud(69è)
5-Maroc (72è)
6-Maurice (73è)
7-Cameroun (78è)
8-Nigeria (80è)
9-Egypte (84è)
10-Ghana (85è)
11-Kenya (87è)
12-Algérie (94è)
13-Angola (97è)
14-Côte d’Ivoire (100è)
15-Sénégal (101è)
16-Zambie (103è)
17-Tanzanie (104è)
18-Zimbabwe (107è)
19-Ethiopie (112è)
20- Mozambique (114è)
21-Botswana (119è)
22-RD Congo (120è)























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