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#Aeronautique #Avions #Transport #Ethiopie
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Jeudi 6 Août 2026 à 15:50

Alors que le trafic aérien mondial poursuit sa reprise post-covid, les compagnies africaines doivent conjuguer ambitions de croissance, renouvellement de parcs et maîtrise des risques, pour consolider leur position sur les marchés internationaux.

Pour l’exercice 2025/2026 clos le 7 juillet, Ethiopian Airlines a transporté 20,7 millions de passagers, en hausse de 8 % en glissement annuel, selon des chiffres rapportés par l’agence de presse éthiopienne. Ce volume représente 99 % de l’objectif fixé en début d’exercice.

Sur le segment du fret, la compagnie a acheminé 897 000 tonnes de marchandises, soit une progression de 16 % par rapport à l’exercice précédent. Ces performances lui ont permis de réaliser un chiffre d’affaires de 9,1 milliards USD. Au cours de l’exercice, elle a aussi inauguré des vols vers 4 nouvelles destinations internationales, portant son réseau à 150 destinations internationales, auxquelles s’ajoutent 25 destinations domestiques. Elle a de même renforcé son parc, avec l’intégration de 9 nouveaux appareils et l’acquisition de 8 avions destinés à la formation des pilotes.

Mais le transporteur a dû composer avec plusieurs difficultés opérationnelles. Les annulations de vols liées aux tensions au Moyen-Orient, la suspension de certaines dessertes en raison des changements réglementaires imposés par les États-Unis, ainsi que l’interruption des vols à destination de la République démocratique du Congo, ont pesé sur son activité. Ces résultats confirment toutefois la trajectoire observée au premier semestre de l’exercice fiscal 2025/2026, entamé en juillet 2025. Sur cette période, Ethiopian Airlines avait transporté 10,6 millions de personnes et généré 4,4 milliards USD de revenus.

Ces performances répondent à la stratégie « Vision 2040 » d’Ethiopian Airlines, qui prévoit de renforcer la position d’Addis-Abeba comme principal hub aérien africain, d’étendre le réseau mondial de la compagnie et d’accroître sa compétitivité internationale grâce à des investissements dans le parc, les infrastructures et les technologies aéronautiques. L’atteinte de ces objectifs dépendra cependant de sa capacité à relever plusieurs défis structurels. La pénurie mondiale d’avions, les perturbations liées aux conditions climatiques, les conflits géopolitiques et les incertitudes économiques continuent de peser sur les perspectives du transport aérien.

À ces contraintes s’ajoute une concurrence de plus en plus soutenue sur le continent africain, avec des compagnies comme Royal Air Maroc, EgyptAir, Kenya Airways et RwandAir, qui accélèrent également leurs investissements et leur expansion.

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