le barrage de la grande renaissance sur le nil en ethiopie le 26 septembre 2019 379149
RFI
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Agence Ecofin
8 juin 2021 Dernière mise à jour le Mardi 8 Juin 2021 à 11:11

La mise en eau du gigantesque barrage éthiopien de la Grande Renaissance suscite de vives oppositions du Soudan et de l’Egypte, qui se situent en aval sur le Nil et qui craignent une baisse de leurs ressources hydriques. Toutes les tentatives de conciliation ont à ce jour échoué.

C’est par la voix de sa ministre des affaires étrangères, Mariam Ali Mansoura Al Sadiq Al Mahdi que le Soudan a demandé l’intervention du Niger dans le conflit frontalier qui l’oppose à l’Éthiopie à propos du barrage « Renaissance ».

La cheffe de la diplomatie soudanaise a formulé cette demande, lors d’une visite officielle à Niamey, le 1er juin dernier. Au cours de ce séjour, la ministre soudanaise s’est entretenue avec le président Mohamed Bazoum sur les questions de sécurité et de stabilité de la région de la Corne de l’Afrique notamment la question du barrage éthiopien.

Elle a ainsi demandé l’intervention du Niger au niveau des instances internationales, notamment du Conseil de sécurité des Nations Unies dont le Niger est un membre non permanent.

Selon les sources officielles, le président Mohamed Bazoum a promis d’œuvrer dans le sens de la paix. Cette visite de la ministre soudanaise intervient quelques jours après celle de la présidente Éthiopienne Sahle Work Zewde qui était venue défendre le projet de barrage que porte son pays.

« Plus de 65 % de nos populations n’ont pas d’électricité, c’est un barrage hydroélectrique qui n’a pas vocation à produire de l’eau, mais à produire de l’électricité dont on a besoin pour notre développement », avait-elle déclaré à la suite des entretiens avec le président Bazoum.

Depuis plusieurs mois, l’Éthiopie et le Soudan sont engagés dans un bras de fer au sujet de quelque 250 km2 de terres fertiles situées sur la frontière entre les deux pays.

Sur le projet de construction du barrage de la Grande Renaissance, l’Éthiopie fait face à l’opposition de l’Égypte qui craint également que l’ouvrage ne restreigne ses ressources hydriques. Des mouvements de troupes ont été observés à la frontière entre les deux pays.

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