#Cooperation #Diplomatie #France #Afrique
Fiona Urbain
22 juillet 2021 Dernière mise à jour le Jeudi 22 Juillet 2021 à 10:56

Ecomnews Afrique a interviewé Sylvain Itté, ambassadeur, envoyé spécial pour la diplomatie publique en Afrique alors que le prochain Sommet Afrique-France est programmé pour octobre 2021 à Montpellier, en France.

Sylvain Itte, ambassadeur, envoyé spécial pour la diplomatie publique en Afrique livre au micro d’Ecomnews Afrique son analyse sur les relations entre les pays du continent africain et la France, et revient sur l’objet de sa mission : valoriser l’action de la France auprès des sociétés civiles africaines et fédérer les acteurs français impliqués dans l’aide au développement.

« On a trop longtemps considéré que les diplomates devaient parler aux diplomates. Mais la diplomatie doit être plus ouverte, il faut aller au contact des réalités du terrain, que ce soit en Afrique ou en France » explique Sylvain Itté.

« Face à une époque où la France est fortement décriée, attaquée, il faut analyser ce sentiment anti-français en Afrique pour savoir de quoi il en retourne. Dans toutes les familles il y a des disputes. Il faut essayer de comprendre pourquoi et c’est un peu mon rôle ».

Le plus inquiétant selon l’ambassadeur c’est le désengagement des entreprises françaises en Afrique. « Elles investissent de moins en moins dans les pays francophones et plus dans les pays anglophones pour des raisons politiques et sociales. L’enjeu c’est de faire revenir nos entreprises »

C’est l’un des grands chantiers lancés par Emmanuel Macron avec des programmes comme Choose Africa ou Meet Africa pour encourager la création d’entreprise, et le crédit en Afrique. 

Selon Sylvain Itté, le développement de l’Afrique n’est pas au rendez-vous par rapport aux investissements d’aides au développement mis en place depuis 60 ans. L’un des domaines essentiels de la coopération française est donc la formation. « Il n’est pas envisageable de créer un vrai dynamisme économique avec des créations d’entreprises si la main d’oeuvre n’est pas formée ».

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