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Agence Ecofin
10 août 2021 Dernière mise à jour le Mardi 10 Août 2021 à 14:25

L’un des objectifs est de faire du pays un exportateur de produits halieutiques à valeur ajoutée vers des marchés régionaux et internationaux.

L’activité créée par le nouveau protocole de mise en œuvre de l’accord de partenariat dans le secteur de la pêche (APP), signé avec l’Union européenne (UE) le 29 juin dernier, devrait générer un chiffre d’affaires 576 milliards de FCFA par an. Comme l’explique le ministre de la Pêche, les 32 000 tonnes de thons que les navires européens sont autorisés à pêcher chaque année dans les eaux gabonaises dans le cadre de cet accord représentent « 32 millions de kg de thons par an ».

« Si vous multipliez ça par la valeur d’un kilogramme de thons transformés, c’est-à-dire en boite (à peu près 18 000 FCFA), ça vous place autour de 576 milliards de FCFA », a affirmé Biendi Maganga Moussavou dans l’émission Face à vous sur Gabon 1ère.

Transformation

Mais pour que ce chiffre d’affaires soit entièrement généré au Gabon, toute la chaine de transformation du poisson pêché par les navires européens doit être localisée dans le pays.

Or, pour l’instant, le Gabon ne dispose pas d’usines de transformation de ces produits halieutiques. Le ministre de la Pêche l’a d’ailleurs reconnu lors son entretien sur Gabon 1ère. Il y a « un potentiel de transformation que nous devons accompagner avec la mise en place d’usines.

Nous avons une usine qui est du côté de Barracuda, une usine très belle dont nous travaillons à la relance. Et nous pensons implanter une autre usine à côté du port. La task force qui a été mise en place dans le cadre du Plan de l’accélération de la transformation de l’économie gabonaise travaille à rendre ce projet concret.

Nous avons un atout pour cela. C’est la volonté, le potentiel et nous avons aussi les financements qui devraient nous permettre d’aller dans ce sens », explique Biendi Maganga Moussavou. Selon les termes du nouveau protocole de mise en œuvre de APP, il est prévu que les parties « encouragent la coopération économique dans le secteur de la pêche et de la transformation afin de stimuler les investissements, la valorisation des ressources, la création d’emplois et l’établissement d’un juste équilibre entre l’offre et la demande.

Des incitations sont consenties aux navires dans ce cadre. Plus spécifiquement, le Gabon se fixe comme objectif, à terme, le transbordement ou le débarquement de l’ensemble des produits pêchés dans ses eaux ». Et pour faciliter le développement de la politique de la pêche au Gabon, l’UE a prévu de verser au Gabon un appui à la mise en œuvre de la politique sectorielle de la pêche du pays, dont le montant annuel est d’un million d’euros (656 millions de FCFA).

La compensation pour l’accès aux eaux et ressources halieutiques de la zone de pêche du Gabon, calculée sur la base d’un tonnage de référence annuel de 32 000 tonnes, est d’un peu plus d’un milliard de FCFA par an.

Inquiétudes

Malgré les assurances données par le membre gouvernement, les termes de cet accord de pêche entre l’Union européenne et le Gabon inquiètent les Gabonais. Plusieurs citoyens soutiennent que les gains potentiels de cet accord ne devraient pas suffire pour compenser les impacts que l’activité pourrait causer sur l’écosystème gabonais.

Pour eux, le pays est plus perdant que le Gabon ne dispose pas encore des instruments nécessaires pour contrôler les quantités de poissons pêchés par les navires européens. Mais, le ministre de la Pêche se montre optimiste. « Nous sommes désormais le deuxième partenaire de l’Union européenne grâce à la signature de ce partenariat de pêche durable.

C’est important parce que ça nous donne une carte de visite. Et sur la carte, on sait désormais que le Gabon est le deuxième partenaire de l’UE, que le Gabon a un potentiel de développement de l’industrie thonière. Nous avons la possibilité de développer des emplois dans cette activité thonière ».

Ce nouveau protocole a l’ambition de contribuer à la préservation des ressources maritimes, à la sécurité alimentaire et à la diversification de l’économie gabonaise. Ce, en cohérence avec les objectifs du Plan stratégique Gabon émergent 2025 (PSGE 2025).

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