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#Afrique #Engrais #Gouvernement #Usines #Zimbabwe
Agence Ecofin
17 septembre 2022 Dernière mise à jour le Samedi 17 Septembre 2022 à 07:00

Le Zimbabwe dépend à hauteur de 80 % des importations pour couvrir ses besoins de consommation d’engrais. Dans le pays, la flambée des prix du produit sur le marché international depuis deux ans a donné un coup de fouet aux projets de renforcement de la capacité de l’industrie locale.

Au Zimbabwe, le gouvernement prévoit d’installer 2 nouvelles usines de fabrication d’engrais au cours du premier semestre 2023. L’annonce a été faite par Sekai Nzenza, ministre de l’Industrie et du Commerce, le 5 septembre dernier.

Selon le responsable, la première unité sera consacrée à la production de superphosphate (engrais minéral phosphaté) et fournira un volume de 225 000 tonnes par an. De son côté, la seconde sera dotée d’une capacité de production annuelle de 300 000 tonnes d’engrais granulé NPK.

Ce projet financé par la Société de développement industriel (IDC), une institution nationale de financement autonome, s’aligne sur les objectifs du plan quinquennal de l’exécutif qui projette de totalement substituer les importations d’engrais à terme. Selon les autorités, l’initiative permettra également de créer 300 nouveaux emplois. 

« La chaîne de valeur des engrais est l’une des principales priorités de la première stratégie de développement national (2021-2025), qui vise à soutenir la production locale d’engrais pour compléter le programme national d’amélioration de la productivité agricole, économiser des devises et créer des emplois », a déclaré M. Nzenza.

Au Zimbabwe la demande annuelle en engrais avoisine les 600 000 tonnes et près de 70 % du volume importé est destiné aux programmes de subvention des intrants agricoles en faveur des producteurs. En 2021, le pays a ainsi dépensé plus de 440 millions $ sur le marché international pour couvrir ses besoins, selon les données compilées sur la plateforme TradeMap.

D’après la FAO, le niveau d’application des engrais chimiques au Zimbabwe a été de 37,4 kg par hectare en 2018, soit un niveau au-dessus de la moyenne africaine (25 kg/ha).

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