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Agence Ecofin
26 mai 2023 Dernière mise à jour le Vendredi 26 Mai 2023 à 16:22

Bien qu’elle n’ait pas fait défaut sur le paiement de sa dette, l’Ethiopie a demandé, début 2021, une restructuration de sa dette extérieure au titre du Cadre commun du G20. Mais les négociations ont patiné, en raison notamment du conflit qui a éclaté dans la région du Tigré.

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé, le 11 mai, que l’approbation d’un nouveau programme d’aide en faveur de l’Ethiopie nécessite l’obtention par ce pays de la corne de l’Afrique de garanties de financement de la part de ses créanciers.

« Tout accord sur un nouveau programme entre le FMI et l’Ethiopie nécessiterait des engagements clairs de la part des partenaires de développement et des garanties de financement de la part des créanciers au titre du cadre commun du G20 », a déclaré la porte-parole de l’institution, Julie Kozack, lors d’une conférence de presse tenue à New York.

« Le Fonds salue les progrès accomplis dans le rétablissement d’une paix durable dans ce pays ainsi que le programme de réformes économiques mis en place par les autorités », a-t-elle ajouté.

L’Ethiopie, dont l’économie a été rudement affectée par le conflit qui a éclaté en novembre 2020 entre le gouvernement central et des groupes rebelles dans la région du Tigré, a officiellement demandé l’assistance du FMI pour financer la reconstruction de ses infrastructures et renforcer ses réserves de change. Une équipe d’experts du Fonds a déjà entamé, fin mars dernier, des discussions avec les autorités éthiopiennes sur un nouveau programme d’aide.

La Banque mondiale et le FMI avaient suspendu en 2021 leur aide à l’Ethiopie après la publication de rapports de l’ONU faisant état de violations des droits de l’homme et de crimes de guerre dans la région du Tigré.

Les rebelles tigréens et le gouvernement central ont cependant signé, en novembre 2022, un accord de paix qui prévoit notamment le désarmement des forces rebelles, le rétablissement de l’autorité fédérale au Tigré et la réouverture des accès à cette région plongée dans une situation humanitaire catastrophique.

La mise en œuvre de cet accord est jusqu’ici sur la bonne voie comme en atteste le retrait du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) de la liste des organisations terroristes et la mise en place d’un gouvernement civil de transition dans cette région située dans le nord du pays.

Même si elle n’a pas fait jusqu’ici défaut sur le paiement de sa dette, l’Ethiopie avait demandé, début 2021, une restructuration de la dette extérieure du pays au titre du Cadre commun du G20. Mais les progrès du processus d’allègement de la dette ont été très lents, en raison notamment du conflit au Tigré.

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