Burkina Faso Plan national
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Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Mardi 17 Mars 2026 à 07:10

Structuré autour de quatre piliers, le PND 2026-2030 vise à renforcer la sécurité, à moderniser la gouvernance et à transformer durablement l’économie du Burkina Faso, dans un contexte de mutation sécuritaire et de perspectives de croissance jugées favorables par le FMI.

Le Burkina Faso s’est doté d’un nouveau référentiel stratégique pour les cinq prochaines années. Baptisé « Plan national de développement (PND) 2026-2030 », il mobilise une enveloppe globale de 36 190,7 milliards FCFA (64 milliards $), soit un coût annuel moyen estimé à 7238,1 milliards FCFA. Ce montant marque une nette progression par rapport au plan national de développement économique et social (PNDES II), chiffré à 19 030,7 milliards FCFA.

Selon le document officiel, les dépenses d’investissement, y compris les transferts en capital, représentent 34,5 % du budget total, soit 12 494,9 milliards FCFA. Le besoin de financement additionnel s’élève à 10 955,3 milliards FCFA, correspondant à 30,3 % du coût global du plan.

Le PND 2026-2030 s’articule autour de quatre piliers stratégiques : la consolidation de la sécurité, de la cohésion sociale et de la paix, la refondation de l’État et l’amélioration de la gouvernance, le développement du capital humain et enfin le développement des infrastructures en vue d’une transformation durable de l’économie.

Pour assurer sa mise en œuvre, le gouvernement introduit plusieurs innovations dans la conduite de l’action publique, notamment un repositionnement stratégique de l’État, l’adoption de l’approche-programme, une stratégie de financement axée sur la mobilisation accrue des ressources endogènes et une plus forte implication des communautés locales dans la réalisation des investissements.

L’objectif est d’« impulser un développement socioéconomique endogène et inclusif fondé sur l’engagement patriotique et la souveraineté nationale dans un environnement de sécurité et de paix ». Outre les instruments classiques de financement, l’exécutif prévoit de recourir à de nouveaux mécanismes tels que l’actionnariat populaire, les contributions volontaires et communautaires ainsi que les revenus issus des portefeuilles de l’État.

Un contexte économique et sécuritaire en mutation

Sur le plan économique, la croissance du Burkina Faso demeure résiliente malgré un environnement contraint. Le Fonds monétaire international (FMI) estime que le pays dispose de perspectives favorables, portées notamment par ses ressources minières, tout en soulignant la nécessité de consolider la stabilité macroéconomique et de renforcer la résilience face aux chocs sécuritaires et climatiques. Selon l’institution, la croissance du PIB réel devrait se situer entre 4,5 % et 5,0 % à moyen terme, sous réserve d’une amélioration de la situation sécuritaire.

A l’horizon 2030, les autorités burkinabè visent toutefois une croissance moyenne annuelle de 6,1 % et jusqu’à 7,2 % dans un « scénario volontariste ». Cela repose sur une production intérieure soutenue, l’accélération de la transformation industrielle des matières premières locales, le développement d’une économie minière intégrée au tissu national et le renforcement des infrastructures de soutien.

Sur le plan sécuritaire, des progrès ont été réalisés ces dernières années, grâce notamment à la formation des troupes locales et à l’acquisition d’équipements stratégiques. Selon les données officielles, le taux de reconquête du territoire est passé de 69 % en 2023 à 73,56 % fin novembre 2025. La situation reste néanmoins fragile face aux menaces persistantes des groupes armés et à l’instabilité régionale. Le gouvernement ambitionne de reconquérir l’intégralité du territoire d’ici 2030.

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