arno senoner 6lOxktnqo04 unsplash
#Croissance #CroissanceEconomique #Energie #EnergiesRenouvelables #Hydrocarbures #PIB #Senegal
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Lundi 27 Avril 2026 à 11:43

Malgré un contexte international incertain et des conditions de financement strictes, l’économie du Sénégal est restée résiliente en 2025, soutenue par le secteur des hydrocarbures et l’agriculture.

La croissance du PIB réel du Sénégal s’est établie à 6,7 % contre 6,5 % en 2024, selon le dernier rapport du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération, publié le mercredi 8 avril.

Cette performance est portée par les activités extractives liées aux hydrocarbures, la reprise du secteur primaire, notamment agricole, atténuée par la décélération de l’activité du tertiaire et des taxes nettes sur les produits.

Le rapport indique toutefois que « l’activité économique hors agriculture et hydrocarbures demeure sur une trajectoire de décélération observée depuis 2017, avec une croissance estimée à 1,6 % en 2025, confirmant la persistance de fragilités structurelles dans les secteurs productifs traditionnels ».

L’inflation, quant à elle, est restée contenue dans la fourchette cible de la BCEAO, s’établissant à 1,4 % en 2025, après 0,8 % en 2024. Cette stabilité s’explique par la détente des prix internationaux de l’énergie et des produits alimentaires, malgré certaines pressions observées sur les produits locaux.

Selon le Fonds monétaire international (FMI), malgré un contexte mondial incertain et des conditions de financement plus strictes, l’économie sénégalaise est restée robuste en 2025. La performance budgétaire à fin septembre est restée globalement conforme au budget révisé de 2025, avec des recettes alignées sur les prévisions et une maîtrise des dépenses non prioritaires.

Cette performance intervient alors que la production pétrolière du Sénégal a atteint 36,1 millions de barils de pétrole brut en 2025, dépassant les objectifs initiaux estimés à 30,53 millions de barils, selon le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines.

Par ailleurs, au quatrième trimestre 2025, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), le secteur primaire a contribué à hauteur de 3,6 % à la croissance, « sous l’effet des performances des sous-secteurs de l’agriculture (+4,7 %) et de la pêche (+3,9 %) ». En glissement annuel, la valeur ajoutée du secteur a connu une hausse de 8,6 %. Elle est tirée par la progression de l’activité de la pêche (+18,3 %), de l’agriculture (+9,4 %) et de l’élevage (+4,8 %).

Le Sénégal continue de faire face à d’importantes pressions liées à la dette. Cette situation a considérablement aggravé ses perspectives macro-budgétaires, accentuant les inquiétudes quant à la viabilité de la dette, faisant grimper les coûts d’emprunt et contribuant à la dégradation de sa notation de crédit, souligne la Banque mondiale.

Pour 2026, le pays prévoit une croissance économique en baisse, estimée à 2,5 %, en raison d’un ralentissement de la contribution des hydrocarbures après une année pleine de production.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *