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#Economie #Emploi #Investissements #RDC
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Mardi 21 Juillet 2026 à 05:36

République démocratique du Congo : 11 milliards de dollars pour la diversification de l’économie, la création d’emplois durables, le développement des infrastructures, le renforcement du capital humain et l’amélioration du climat des affaires afin de favoriser les investissements privés

Le nouveau cadre de partenariat-pays (CPF), actuellement en cours d’élaboration, devrait s’aligner sur les priorités de développement du gouvernement congolais, notamment en matière de diversification économique, d’emploi et d’infrastructures.

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et la Banque mondiale ont entamé des consultations en vue de définir un nouveau cadre de partenariat-pays (CPF), qui orientera leur coopération au cours des dix prochaines années. Selon un communiqué de la Primature publié le 6 juillet, l’enveloppe envisagée pourrait atteindre 11 milliards de dollars.

Le futur partenariat accordera la priorité à la diversification de l’économie, à la création d’emplois durables, au développement des infrastructures, au renforcement du capital humain et à l’amélioration du climat des affaires afin de favoriser les investissements privés.

À travers ce partenariat, le gouvernement ambitionne d’« accélérer la transformation économique de la République démocratique du Congo, conformément au premier pilier de son programme d’actions consacré à la création d’emplois et à la diversification de l’économie ».

Une croissance solide mais encore largement dépendante du secteur minier

Selon la Banque mondiale, le PIB réel de la RDC a progressé de 5,5 % en 2025, soutenu principalement par le secteur extractif, malgré un ralentissement lié au resserrement de la politique économique et à la persistance des défis sécuritaires dans l’Est du pays.

Pour la période 2026-2028, l’institution prévoit une croissance moyenne de 5,1 %. Le ralentissement attendu de la production minière devrait être compensé en partie par le dynamisme des services et de la construction. Toutefois, les perspectives demeurent exposées aux risques liés à l’insécurité dans l’Est de la RDC, à la volatilité des prix des matières premières ainsi qu’au contexte géopolitique international.

Malgré ces performances macroéconomiques, la pauvreté reste particulièrement élevée. La Banque mondiale estime que 81,1 % de la population vivait avec moins de 3 dollars par jour (en parité de pouvoir d’achat) en 2025. Selon l’Institut national de la statistique (INS), près de 69 % des Congolais vivent sous le seuil national de pauvreté.

Le pays continue également d’afficher de faibles indicateurs de développement humain. Classée 164e sur 174 pays dans l’Indice de capital humain 2020, la RDC a obtenu un score de 0,37, reflétant les effets cumulés des conflits, de la malnutrition et des insuffisances du système éducatif.

De son côté, le gouvernement congolais structure son action autour du Plan national stratégique de développement (PNSD 2024-2028). Ce plan vise à réduire la dépendance du pays au secteur minier à travers le développement de l’agriculture, de l’industrie et des infrastructures, tout en renforçant la gouvernance ainsi que l’accès à l’éducation, à la santé et à l’emploi. Il intègre également des programmes structurants, notamment le Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) et la numérisation des services publics, avec l’ambition de faire passer la RDC au rang de pays à revenu intermédiaire d’ici à 2028, avant d’accéder au statut de pays émergent, puis à celui de nation développée à l’horizon 2050.

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