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Agence Ecofin
Hier Dernière mise à jour le Lundi 30 Mars 2026 à 09:01

Face à une inadéquation persistante entre formation et besoins des entreprises, les pays africains renforcent leurs liens avec le secteur privé afin d’améliorer l’insertion professionnelle des jeunes et soutenir la transformation de leurs économies.

La Guinée amorce un recentrage de sa politique d’emploi pour rapprocher formation et monde productif. Lors d’un conseil de cabinet tenu le 23 mars, le ministre de l’Éducation nationale Alpha Bacar Barry a appelé à un « partenariat renforcé avec le secteur privé pour l’employabilité ».

Cette stratégie vise à placer l’action publique sous le signe de la rigueur et de la culture du résultat, selon le ministère. Les autorités cherchent à impliquer davantage les entreprises dans la conception et le suivi des formations afin que les compétences acquises correspondent aux besoins réels des employeurs.

Le ministère encourage les différents services à améliorer leur efficacité et à valoriser leurs innovations, en favorisant le développement de formations en alternance, la co-construction des programmes avec les employeurs et la mise en avant des compétences techniques.

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Plus qu’un simple ajustement, cette réforme entend corriger un déséquilibre structurel entre l’offre de formation et la demande du marché. Elle s’inscrit dans l’ambition de bâtir un système éducatif performant, utile et tourné vers l’avenir, capable de produire des profils directement opérationnels.

Cette initiative intervient dans un contexte où le taux de chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans en Guinée s’établit à environ 7,08 % en 2024 selon la Banque mondiale. Dans le même temps, le taux de chômage total était estimé à 5,23 %. Ces chiffres illustrent les défis auxquels sont confrontés les jeunes entrants sur le marché du travail et soulignent l’importance de créer des opportunités dans des secteurs capables d’absorber cette main-d’œuvre.

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D’après l’institution de Bretton Woods, le crédit alloué au secteur privé représentait environ 9 % du PIB guinéen, reflétant l’accès au financement des entreprises et leur capacité à investir et à créer des emplois. Elle souligne par ailleurs que près de 38 % de l’emploi total dans le pays relevait du secteur des services en 2025, segment largement dominé par des entreprises privées actives dans le commerce, les transports, les télécommunications et les services financiers.

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