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#Emploi #Entrepreneuriat #Entreprise #Startup #Afrique
Denys Bédarride
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Dimanche 31 Mai 2026 à 08:11

Deux pays du continent seulement sont parvenus cette année à améliorer leur rang par rapport à l’édition précédente du classement, tandis que huit ont reculé. Plusieurs écosystèmes africains ont toutefois enregistré des taux de croissance supérieurs à 30 % au cours de l’année écoulée.

Treize pays africains figurent dans le Top 100 mondial des écosystèmes de start-up les plus performants en 2026, selon un classement publié le mardi 19 mai par le cabinet de recherche spécialisé StartupBlink.

Intitulé « Global Startup Ecosystem Index 2026 », ce classement s’appuie sur 27 indicateurs répartis en trois grandes catégories : la quantité (nombre de start-up, d’investisseurs dans le secteur technologique, d’espaces de coworking, d’accélérateurs, de rencontres dédiées aux start-up, etc.) ; la qualité (investissements dans les jeunes pousses, nombre de licornes, capitalisation boursière des entreprises technologiques, présence de centres de recherche et développement implantés par de grandes entreprises technologiques internationales, présence de filiales de multinationales, nombre de start-up soutenues par des accélérateurs de renommée mondiale, présence d’influenceurs internationaux dans le domaine des start-up, etc.) ; et l’environnement des affaires dans le domaine de l’innovation (liberté d’Internet, vitesse de connexion, services bancaires transfrontaliers, rigidité de la législation du travail, coût de la vie, etc.).

L’Afrique du Sud (52e rang mondial) conserve sa place de pays africain disposant de l’écosystème de start-up le plus développé du continent depuis la première publication de l’indice en 2017. L’écosystème de ce pays, le plus industrialisé du continent, a affiché une croissance de 31,3 % au cours de l’année écoulée, soit le rythme de progression le plus élevé en Afrique australe.

Le Kenya (61e rang mondial) conserve également sa deuxième place à l’échelle continentale, malgré un recul de trois places au niveau mondial. Le Nigeria (62e rang mondial) complète le podium africain.

Au total, deux pays africains sont parvenus cette année à améliorer leur rang par rapport à 2025 : le Nigeria, qui gagne quatre places, et le Cap-Vert (+1 place). Huit pays ont reculé, tandis que l’Afrique du Sud et l’Egypte ont conservé leur position. Maurice réintègre cette année le Top 100 mondial, qu’elle avait quitté. La Somalie, qui occupait la 100e place en 2025, ne figure plus cette année parmi les 100 écosystèmes de start-up les plus performants au monde.

Les plus fortes baisses concernent la Namibie (-9 places), le Ghana (-6) et le Sénégal (-5).

La Tunisie et l’Ouganda parmi les écosystèmes les plus dynamiques

Malgré cette tendance globalement négative, plusieurs écosystèmes africains ont enregistré des taux de croissance supérieurs à 30 % durant l’année écoulée, notamment ceux de la Tunisie (+36,6 %), de l’Ouganda (+32,5 %), du Nigeria (+31,8 %), de l’Afrique du Sud (+31,3 %) et du Cap-Vert (+31,3 %).

StartupBlink a par ailleurs classé les écosystèmes de start-up de 1 500 villes à travers le monde. Seules les villes de Lagos (70e rang mondial) et du Caire (99e) figurent dans le Top 100, grâce à des écosystèmes locaux dynamiques comptant plusieurs licornes et d’importants accélérateurs de start-up.

Les écosystèmes de start-up africains figurant dans le Top 100 mondial en 2026 :

1-Afrique du Sud (52e rang mondial)

2-Kenya (61e)

3-Nigeria (62e)

4-Egypte (65e)

5-Cap-Vert (74e)

6-Tunisie (84e)

7-Maurice (85e)

8-Ghana (87e)

9-Maroc (90e)

10-Namibie (94e)

11-Ouganda (96e)

12-Sénégal (97e)

13-Rwanda (100e)

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