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#Aeronautique #Aeroports #RoyaumeUni #Transport #Tanzanie
Agence Ecofin
9 octobre 2026 Dernière mise à jour le Vendredi 9 Octobre 2026 à 16:34

Alors que le tourisme joue un rôle important dans l’économie tanzanienne, la question de l’accessibilité de la destination devient centrale. Le pays cherche à renforcer les connexions aériennes susceptibles de soutenir l’élargissement de sa clientèle internationale.

Après plus d’une décennie d’absence, British Airways a annoncé qu’elle reprendra ses vols vers la Tanzanie à partir du 29 mai 2027. La compagnie britannique opérera 3 rotations hebdomadaires depuis Londres Gatwick, avec une première escale à l’aéroport international du Kilimandjaro, avant de poursuivre vers Zanzibar. Le service doit fonctionner jusqu’au 31 octobre 2027, sur une période correspondant notamment aux vacances scolaires britanniques et à une partie de la haute saison touristique tanzanienne.

Situé au nord du pays, l’aéroport international du Kilimandjaro constitue l’une des principales portes d’entrée du circuit safari septentrional, notamment vers le Serengeti, le Ngorongoro, Tarangire et le lac Manyara. La proximité du mont Kilimandjaro, plus haut sommet d’Afrique, attire également une clientèle tournée vers l’alpinisme et le tourisme d’aventure.

Zanzibar propose pour sa part un produit touristique différent, davantage associé aux plages, aux activités nautiques, au patrimoine culturel et au tourisme historique. La liaison imaginée par British Airways permet ainsi de réunir, sur un même itinéraire, deux composantes distinctes de l’offre tanzanienne : le safari et l’aventure d’un côté, le séjour balnéaire et culturel de l’autre.

Cette complémentarité explique aussi l’intérêt croissant de plusieurs compagnies internationales pour ces deux points d’entrée. Selon les programmes de vols recensés dans le secteur, Air France dessert notamment le Kilimandjaro via Zanzibar, tandis que KLM relie Dar es Salaam en passant par le même aéroport. D’autres transporteurs, dont Turkish Airlines et Neos, utilisent également le Kilimandjaro ou Zanzibar dans des schémas de desserte reliant plusieurs marchés européens à la Tanzanie.

Des infrastructures en développement pour soutenir des objectifs ambitieux

Cette dynamique s’observe alors que le pays cherche à accroître la capacité de son industrie touristique. La Tanzanie a enregistré 5,36 millions de visiteurs en 2024, dont 2,14 millions de touristes internationaux et 3,22 millions de visiteurs nationaux, contre environ 2 millions de visiteurs en 2023. Les seules arrivées internationales ont progressé de 18,5 % sur un an, tandis que les recettes touristiques ont atteint 3,9 milliards de dollars.

Les autorités visent désormais 8 millions de visiteurs par an à l’horizon 2030. Pour soutenir cette trajectoire, elles misent notamment sur la modernisation et le développement des infrastructures aéroportuaires. Des projets concernent aussi bien les principales plateformes que des aéroports régionaux et domestiques, notamment à Pemba, Msalato, Arusha et Kigoma.

La stratégie ne repose toutefois pas uniquement sur les infrastructures. Les autorités ont également engagé des mesures destinées à réduire certains coûts supportés par les acteurs du secteur et à faciliter leur activité. La promotion de la destination s’appuie par ailleurs davantage sur les outils numériques. Le Tanzania Tourist Board a notamment engagé l’opérationnalisation d’un Digital Command Centre destiné à renforcer la visibilité de la destination sur les moteurs de recherche et les réseaux sociaux.

Pour la Tanzanie, le défi sera de faire correspondre l’augmentation des capacités aériennes avec celle des infrastructures terrestres et de l’offre touristique. La croissance des visiteurs implique notamment de pouvoir absorber davantage de passagers dans les aéroports, d’améliorer les liaisons avec les sites touristiques et de maintenir la qualité des services tout en préservant les ressources naturelles qui constituent l’un des principaux atouts du pays. La saisonnalité constitue également un enjeu pour les compagnies, dont les nouvelles capacités devront trouver suffisamment de demande au-delà des périodes de pointe.

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