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Agence Ecofin
25 janvier 2022 Dernière mise à jour le Mardi 25 Janvier 2022 à 15:34

En Côte d’Ivoire, la production halieutique reste encore très faible au regard des besoins de la population. Pour faire face à cette situation de déficit qui nourrit la croissance des importations, les autorités veulent renforcer la contribution de l’aquaculture à côté de la pêche de capture.

En Côte d’Ivoire, le gouvernement a adopté le 19 janvier dernier, en Conseil des ministres, un Programme stratégique de transformation de l’aquaculture (PSTACI).

Cette nouvelle feuille de route entend mettre à profit les potentialités de la filière pour renforcer sa contribution à la sécurité alimentaire et la création d’emplois afin de réduire la dépendance aux importations pour la satisfaction des besoins en protéines animales et halieutiques.

Dans le cadre de cet objectif, elle prévoit notamment la mise en place de Zones économiques d’aquaculture durable (ZEAD) qui intègrent l’ensemble des maillons de l’activité aquacole sur un même site. D’après l’exécutif, un projet pilote de création de fermes sur les lacs Koubi et Loka ainsi que dans la ville de Grand-Lahou devrait être lancé d’ici fin mars prochain.

Globalement, la PSTACI cible la production de 500 000 tonnes de poisson à l’horizon 2030 avec une chaîne de valeur de près de 825 milliards Fcfa. Dans le pays où le tiers de l’apport en protéines animales provient du poisson, la production aquacole tourne autour de 5 000 tonnes par an avec comme principale espèce d’élevage, le tilapia.

Il faut noter que ce programme s’articule avec la Politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture qui sera déployée entre 2022 et 2026.

D’un coût total d’environ 1 000 milliards Fcfa, celle-ci compte renforcer le secteur des ressources animales et halieutiques pour parvenir à un taux de couverture d’environ 70 % des besoins de consommation des populations en 2025.   

Pour rappel, en Côte d’Ivoire, la production halieutique permet de satisfaire moins de 20 % des besoins de la population estimés actuellement à plus de 600 000 tonnes par an. La consommation annuelle par tête s’élève à environ 25 kg de poisson par habitant.

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