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Agence Ecofin
27 janvier 2022 Dernière mise à jour le Jeudi 27 Janvier 2022 à 11:17

D’après le gouvernement ougandais, le pays consacre 3,5 millions $ pour réparer ses hélicoptères à l’étranger. Grâce à une collaboration avec l’entreprise russe Pro-heli et la National Enterprise Corporation (NEC), l’armée veut être désormais plus autonome dans ce domaine.

Le chef de l’Etat ougandais, Yoweri Museveni, a lancé les activités d’une usine de maintenance, de réparation et de révision d’hélicoptères, située à la base aérienne des Forces de défense du peuple ougandais (UPDF) de Nakasongola. L’annonce a été faite ce week-end via un communiqué de presse publié sur le site Internet du président.

L’Ouganda pourra désormais procéder aux services de maintenance, de réparation et de révision de ces appareils sur place. Ce qui lui permettra d’économiser près de 3,5 millions de dollars dépensés auparavant pour ces opérations.

« Une économie considérable sera réalisée sur les coûts actuellement encourus par le ministère de la Défense/UPDF pour le dédouanement, la manutention et le fret des hélicoptères vers les stations de réparation à l’étranger, qui ne sont pas moins de 1 200 000 de dollars par hélicoptère », a expliqué le général de division Sabiiti Muzeyi, directeur général de Luwero Industries, une filiale de la National Enterprise Corporation (NEC).

L’objectif de l’établissement à terme, est de « devenir un centre, non seulement pour toute l’Afrique de l’Est, y compris les missions de l’ONU qui utilisent des hélicoptères russes, mais aussi pour tout le continent ». L’usine vise également à la longue à « moderniser les entrepôts d’hélicoptères ».

Sa mise en place est une initiative conjointe de l’armée ougandaise, de la NEC et de la société russe, Pro-heli. L’usine est spécialisée dans « les réparations majeures, le service et la révision des hélicoptères Mi-18, Mi-9 et Mi-24 ».

D’après le lieutenant-général Charles Lutaaya, commandant de l’armée de l’air, les appareils « ne seront plus cloués au sol pendant de longues périodes, en raison du manque de pièces de rechange et d’expertise technique ».

Notons que cette structure est la première du genre en Afrique subsaharienne, selon la note d’information. Un groupe de 15 personnes y est déjà déployé et travaille sur la révision d’un Mi-24 sous la supervision d’expatriés. « A la longue, nous ferons tout ce travail nous-mêmes », a précisé le général de division Muzeyi.

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