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#Agriculture #Croissance #Economie #Sucre #Afrique #Ethiopie
Agence Ecofin
25 mars 2023 Dernière mise à jour le Samedi 25 Mars 2023 à 08:49

Le sucre fait partie avec l’huile de cuisson de la catégorie des denrées de base les plus importées en Éthiopie. La demande croissante et une faible production locale ont ainsi fait exploser la facture des achats sur le marché international.

En Éthiopie, la consommation de sucre devrait atteindre un niveau historique en 2022/2023. Selon le dernier rapport du Département américain de l’agriculture (USDA), un volume de 2,15 millions de tonnes est prévu pour être utilisé dans le pays des Négus, soit près de 130 000 tonnes de plus que la campagne précédente.

Ce stock record permettra au pays de conforter son statut de premier consommateur de sucre en Afrique subsaharienne et de maintenir pour la deuxième année consécutive, sa place de second consommateur de sucre du continent africain derrière l’Égypte (3,48 millions de tonnes) et devant l’Algérie (1,88 million de tonnes).

Globalement, le regain de l’utilisation de sucre dans le pays de la Corne de l’Afrique s’explique par la croissance de la demande de l’industrie des boissons et du secteur agroalimentaire dans son ensemble avec l’entrée en service de plusieurs parcs agro-industriels dans le pays ces dernières années.

Selon les données de l’USDA, la consommation de sucre dans le second pays le plus peuplé d’Afrique aura plus que doublé depuis 2018/2019 passant de 832 000 tonnes à plus de 2 millions de tonnes actuellement.

Si cette dynamique de la demande représente des opportunités d’investissement dans la filière pour l’accroissement de l’offre, il faut noter que pour l’heure, le pays dépend encore majoritairement des achats depuis l’extérieur.

En 2022/2023, l’Éthiopie devrait ainsi importer environ 1,76 million de tonnes du produit, soit le troisième volume le plus important du continent derrière l’Algérie et le Nigeria. Il faut dire que dans le pays, l’appareil de production reste encore en dessous de son potentiel.

Alors que le pays ambitionnait il y a une décennie d’entrer dans le cercle des principaux fournisseurs mondiaux de sucre, l’offre reste toujours inférieure à 500 000 tonnes par an. Ceci en dépit d’un budget de plus de 2 milliards $ injecté dans un vaste programme de développement de la filière, englobant 10 projets sucriers d’envergure.

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