Screenshot
#Demographie #Emploi #Formation #Gouvernement #Insertion #Jeunes #Mali
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Samedi 14 Mars 2026 à 07:03

Alors que les jeunes font face à des difficultés persistantes pour accéder à des emplois décents, le gouvernement malien intensifie ses efforts pour transformer la formation professionnelle en tremplin vers l’insertion économique.

Lors de la deuxième session du Comité de pilotage du projet MLI/805, le 26 février à Bamako, le gouvernement a annoncé que 3500 jeunes suivront en 2026 un parcours de formation et d’insertion professionnelle. Oumou Sall Seck, la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, a présenté les ambitions de l’État pour répondre aux défis d’emploi et de qualification dans un contexte marqué par une forte demande de compétences et une croissance démographique soutenue.

La rencontre a permis de faire le point sur l’avancement du projet lancé en 2025 et de fixer les prochaines étapes opérationnelles. Elle a réuni les représentants des ministères concernés, de l’Union européenne, de LuxDev et des Conseils régionaux de Kayes, Koulikoro et Sikasso.

La ministre a insisté sur l’importance de faire du projet un instrument d’insertion durable, fondé sur des résultats concrets et une gouvernance transparente. Doté d’une enveloppe de 2,5 milliards FCFA (soit 4,4 millions de dollars), le programme pour 2026 comprend l’élaboration de dix programmes de formation, la formation de 300 formateurs, le placement de 1750 jeunes en stage et l’accompagnement de 20 micro, petites et moyennes entreprises, dans l’objectif d’atteindre à terme 6000 bénéficiaires.

Screenshot

Une réponse stratégique à un défi multidimensionnel

L’annonce du gouvernement malien intervient alors que le marché du travail reste structuré autour d’un emploi largement informel, situation qui limite l’accès à des postes durables et bien rémunérés pour les jeunes. Selon le Bulletin du marché du travail 2024 de l’Institut national de la statistique du Mali (INSTAT), environ 98 % des jeunes actifs sont employés dans le secteur informel, reflétant la prédominance de ce segment dans l’économie nationale.

Les données de l’Organisation internationale du travail (OIT) et de la Banque mondiale montrent que le taux de chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans était de 3,98 % en 2024, illustrant les difficultés d’insertion malgré les efforts de formation. Ces chiffres n’incluent pas entièrement le sous-emploi ni les jeunes classés « NEET » (ni en emploi, ni en formation, ni en éducation).

Dans ce contexte, les initiatives de formation professionnelle deviennent un levier essentiel pour améliorer l’employabilité. Elles visent à doter les jeunes de compétences techniques et pratiques recherchées par le marché et à réduire l’écart entre qualifications existantes et besoins des employeurs. Pour rappel, le 14ᵉ contingent du programme de stage de formation professionnelle de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ) a enregistré 15 021 candidatures pour seulement 2500 places en 2025, illustrant l’intérêt massif des jeunes pour ces opportunités

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *